Histoire de la pêche

Comme pour la chasse, l’histoire la pêche nous ramène aux fondements de notre évolution.

Pour se nourrir et subsister, l’homme apprit à cueillir, à chasser et à pêcher.

L'histoire de la peche à l'ère néolitique

Pendant cette longue évolution, il a d’abord essayé de capturer les poissons à la main.
Durant cette période, il  consommait du poisson seulement lorsque l’occasion se présentait.

La pêche comme activité nourricière vint par la suite, pendant la préhistoire, à l’ère du Paléolithique supérieur. L’homme a maintenant évolué, il chasse et pêche à vue.
De cette période, on a retrouvé quelques anciens outils de pêche. Des pointes à cran, taillées dans le silex puis en os qui ont armées les premières lances.

Ces armes font place ensuite à de véritables harpons réalisés en os ou en bois de renne.

Harpons préhistoriques en bois de rennesPhoto Kadath

La pratique de ces techniques primaires a perduré très longtemps dans certaines tribus.

Vint alors le moment où la technique de pêche se sépara à tous jamais de celle de la chasse.

L’homme ne frappe plus à vue. Il cherche à attirer sa proie grâce à un appât. Quelques 16000 ans avant notre ère, l’homme invente la ligne de pêche.

Nous sommes à l’ère du Néolithique, l’hameçon fait son apparition.

Les premières lignes très rudimentaires sont constituées de lianes, de racines ou de crin de cheval et intègrent dans leur prolongement les premiers rudiments d’hameçons qui s’avèrent n’être qu’un simple bâtonnet de bois ou d’os.

Avec l’âge de la pierre polie, l’hameçon se transforme en crochet. Il est sculpté ou travaillé dans un os d’ivoire ou dans le bois. Puis sous l’âge des métaux un peu avant notre ère et avant J.C, l’homme façonne le bronze. Il réalise ses premiers hameçons en métal qui ressemblent désormais aux nôtres. L’avènement du fer apportera ensuite la résistance nécessaire.
hamecons de l'âge de bronze

L’histoire semble octroyer aux égyptiens l’invention de la canne à pêche 2000 ans avant JC. Ils seraient aussi également à l’origine des premiers filets.

Plus tard, les grecs révolutionneront à leur tour la pêche. Ils seront les premiers à pêcher au mort manié afin de capturer des mérous en mer Égée.

La première mouche artificielle apparait dans les écrits pour la première fois au III ième siècle. L’écrivain romain Claudius Aélianus  en fait mention après avoir vu des pêcheurs Macédoniens, envelopper un hameçon de corne taillé avec de la laine écarlate et des plumes de coq pour leurrer et attraper le poisson.

Par la suite, la pêche comme activité de subsistance devient progressivement une activité commerciale puis de loisir.

En Europe, le premier traité de pêche “Treatyse of Fishung with an Angle” est imprimé en 1496 en Angleterre.  Il répertorie les poissons, le matériel de pêche, les appâts, les techniques et même quelques mouches.

En 1653 l’auteur anglais Izacc Walton publie “The Compleat Angler, or the Contemplative Man’s Recreation”, un recueil de conseils et d’astuces visant à faciliter la pêche de loisir.

En 1669 Colbert rédige en France une ordonnance réglementant les activités halieutiques autour des cours d’eau pour préserver la ressource.

Pendant la révolution, l’abolition du droit exclusif de la pêche en janvier 1793 provoque le pillage des rivières et étangs. La loi du 4 mai 1802 restitue au domaine public le droit exclusif de pêcher dans les rivières navigables et un avis du Conseil d’État de 1805 redonne aux propriétaires le droit de pêche dans les rivières non navigables.

La loi du 15 avril 1829 réglemente les droits d’usage, instaure la fonction de garde-pêches, réglemente le matériel de pêche, la taille et les espèces capturées.

On attribue la première canne de l’ère dite moderne en bambou refendu à Samuel PHILIPPE en 1860. Cette technique novatrice fut une mini révolution dans la pêche de loisir.

Au XX ième siècle les progrès technique de l’ère industrielle, font évoluer la pêche. Le moulinet à frein incorporé est inventé en 1913 et le moulinet à tambour fixe en 1930.

Le nylon est inventé en 1942 par Dupont de Nemours.

Les matériaux se modernisent et on voit apparaître des cannes en aciers ou en aluminium (Duralumin), matériaux qui très vite seront remplacés par la fibre de verre.

La canne en fibre de verre fut imaginée par le Dr Arthur M HOWALD, un américain, qui après avoir brisé le scion de sa canne eut l’idée d’en faire fabriquer une en fibre de verre liée avec de la résine.

C’est à un Français Mr DUBOIS à qui l’on doit la première canne de fibre de verre creuse. Son invention permit par la suite la conception des cannes télescopiques.

Les cannes en carbone se démocratisent plus tard au début des années 90 en profitant des avancées technologiques de l’aérospatiale. Un matériau qui combine souplesse, légèreté et résistance.

De nos jours les fabricants mélangent les différents matériaux et donnent aux cannes des applications spécifiques aux différentes techniques de pêche. (coup, bolognaise, bombette, anglaise, toc, mouche, lancer, soutenir, jigging, surfcasting, traine, etc)


La pêche du thon rouge au broumé.

La pêche au broumé du thon rouge de méditerranée est une technique de pêche destinée à combattre un adversaire puissant pouvant dépasser, parfois aisément les 100 kg.
C’est une pêche qui se pratique pendant une période définie par arrêté, généralement du début juillet jusqu’à la mi-octobre.
Tous les pêcheurs qui la pratique sont soumis à la délivrance d’une autorisation nominative sur un bateau défini à l’avance.

Le broumé.

Le principe de la technique est d’attirer jusqu’au navire les thons en jetant à l’eau régulièrement un broumé.
Le broumé est généralement constitué de morceaux de sardines coupées et d’un mélange de sardine hachées pouvant être adjuvanté d’autres matières que l’on appelle communément la strouille.
L’ensemble du broumé à pour but de créer dans l’eau un chemin d’effluves et doit permettre aux poissons de remonter vers le bateau.
La régularité avec laquelle on le jette à l’eau est primordiale dans cette pêche afin ne pas créer de trous dans ce sentier olfactif. Le thon qui possède un odorat fort développé ne doit pas perdre la trace, tout comme un chien de chasse qui suit une proie.

Le matériel.

Quand un poisson remonte le broumé, il va en arrivant au navire trouver des appâts placés sur sa route.
De fait, plusieurs cannes sont disposées sur le bateau et présentent à des profondeurs différentes des appâts choisis pour leur appétence. On doit prendre un grand soin à bien les présenter.
La ligne où l’appât est au plus profond se trouve toujours au plus loin du bateau. En règle générale on présente un appât tous les dix mètres de profondeur.
Chaque ligne dispose d’un flotteur qui peut être au choix, une bouteille en plastique vide, un morceau de polystyrène ou un ballon de baudruche. Le rôle du flotteur est de caler l’appât à la profondeur voulue. Le flotteur est relié au fil de la ligne par un cassant (en général un élastique) qui lors de la prise de l’appât par le poisson va céder et permettre au poisson de partir avec sa prise. On prendra soin de récupérer ensuite le flotteur à bord.

Dans cette technique, il est possible de pêcher soit en dérive, soit au mouillage. L’observation du courant et de la dérive du bateau est déterminante. Dans le cas d’une pêche au mouillage, on utilise un mouillage sur bouée ancrée. Il est alors facile de larguer rapidement sa ligne d’amarrage pour suivre le poisson avec le bateau lors des premiers rushs et récupérer rapidement du fil.

Le combat.

Quand un poisson mord sur un appât, on appelle cela un départ. Dès qu’une canne entre en action on se doit de remonter rapidement les autres lignes et dégager la zone pour que rien ne puisse gêner le bon déroulement du combat à venir.

Il est temps alors d’enfiler son baudrier et de saisir fermement la canne. Les premiers rushs sont en général très éprouvant pour le matériel et surtout pour le moulinet. La qualité du matériel est primordiale si l’on veut combattre efficacement ce puissant prédateur. Les disques carbone du frein qui entrent en action dans un bruit strident exaltent alors l’adrénaline du pêcheur.

Dès que le poisson est bridé, c’est à dire qu’il ne prend plus de fil, il va falloir tirer sur la canne pour le ramener jusqu’au bateau. Selon la taille du poisson un bon moment peut être nécessaire, parfois deux ou trois bonnes heures, mais quelle joie de voir soudain apparaitre sous la surface bleu azur ce magnifique poisson.

Préserver le poisson.

Pour ceux qui le pêche le thon en “no-kill”, rappelez vous bien qu’il ne peux respirer qu’en étant en mouvement. Sous peine de le voir s’asphyxier et mourir plus tard dans les profondeurs, il faut rapidement le dégager de son hameçon et le laisser retrouver son biotope. Comme le mentionne la règlementation de cette pêche, il est formellement interdit de le monter à bord. Faites autant de photos de lui au pied du bateau que vous le désirez mais oubliez de l’exposer sur vous en trophée, il vaut vraiment mieux que cela.

Afin de favoriser au mieux sa remise en liberté, surtout si le combat à été long, prenez le temps de le réoxygéner. Démarrez lentement le moteur et maintenez latéralement le poisson sur le bord du bateau quelque temps avant de le relâcher.

Voila tout est dît ou presque sur cette technique de pêche, il ne reste plus qu’à préparer le broumé, bien vérifier le matériel pour préparer au mieux sa prochaine sortie.


Pêche en traîne légère

La pêche à la traîne légère est une technique de pêche en bateau basée sur la prospection d’une zone pendant un déplacement.

Le principe est de traîner derrière le bateau un leurre relié à une ligne tenue à la main ou à une canne. On avance en permanence en prospectant une zone ou en venant rechercher des poissons actifs sur des postes connus.

La traîne à la main est une technique nécessitant un matériel léger. Le fil monté sur un plioir est tenu et déroulé manuellement. Dans cet article nous analyseront uniquement les différentes techniques à la canne.

Technique ancienne, elle est utilisée pour la recherche de carnassiers actifs (loup, liche, sériole, bonite, thon, barracuda, daurade coryphène, tassergal, orphie, maquereau, etc) et reste l’une des plus efficaces encore pratiquée aujourd’hui.

Pêche en traîne légère dans le parc naturel marin du Golfe du Lion avec Catalunya Pro Fishing. Découverte des différentes techniques de prospection.Dans la pratique de la pêche à la traîne de nombreux leurres sont utilisables, selon les espèces recherchées, la période de la journée ou la saison, l’état de la mer et l’activité des poissons.

En fonction des propriétés propres à chaque famille de leurres (bruiteurs, silencieux, flottant, coulant, peu ou très plongeants), de l’état de la mer et du secteur que l’on prospecte, on règle la vitesse moyenne du bateau entre trois et cinq nœuds.

En règle générale, on estime que plus un leurre évolue loin du bateau, plus il est efficace. Il y a quand même des exceptions où le poisson attaque dès la mise à l’eau de la ligne ou au moment de son retrait.

La bonne distance de traîne se situe généralement autour de 80m.
Par mer calme, il est préférable d’augmenter cette longueur jusqu’à 100m et par mer agitée on peut aussi la raccourcir à 60m.

 

Les différentes méthodes de traîne dîtes légères.

  • La traîne directe.

Le leurre est directement relié à la ligne sans lest supplémentaire par un émerillon préservant du vrillage.

Initiation et formation à la pêche en traîne légère dans le parc naturel marin du Golfe du Lion par Catalunya Pro Fishing. Découverte de la traîne directe, pêche du loup et maquereau.C’est une technique facile et rapide à mettre en place en fonction des signes d’activités visuels que l’on peut déceler (mouettes qui plongent, petits poissons sautant hors de l’eau, etc) ou dans le cadre d’une prospection sur des poissons pélagiques.

Cette méthode s’adresse aussi à des zones de faibles profondeurs (4-6 mètres). Elle permet de présenter un leurre à la surface de l’eau ou juste en dessous à des poissons en chasse.

  • La ligne de traîne.

On intercale entre le bas de ligne et le leurre, une ligne de traîne composée d’un corps de ligne avec un ou plusieurs lests.
Pêcher de la sorte offre des solutions impossibles à faire en traîne directe :

Pêche en ligne de traîne lestée dite "criminelle" dans le parc naturel marin du Golfe du Lion avec Catalunya Pro Fishing. Découverte et montage des lignes.– Utiliser des leurres peu plongeants ou flottants dans des zones plus profondes.
– Traquer des espèces s’alimentant à proximité du fond (pagre, denti, congre, …).
– Faire évoluer des leurres souples ou légers entre deux eaux ou à proximité du fond.

  • La criminelle.

En Méditerranée par faible courant, on utilise souvent la ligne de traîne dite “criminelle”.
Des olives longues de 20 à 50 gr espacées de 50 cm à plus de 3 m, sur une longueur de plusieurs dizaines de mètres, constituent le lestage.
Ce type de ligne est en principe passe partout même entre les rochers et nécessite un travail par saccades. Le bas de ligne à une longueur moyenne d’une trentaine de mètres en fil de 30 à 50/100. Il peut se terminer par différents types de leurres. Poissons nageurs, peaux de pêche, cuillers martelées, imitations de lançon de type raglou, ou un poisson mort.

Les gros loups, les pagres et les dentis sont les proies désignées de cette méthode.

Catalunya Pro Fishing vous accueille pour des formations à la pêche en traîne légère dans le parc naturel marin du Golfe du Lion. Initiation à la traîne profonde, pêche du denti et du pagre.Pour des pêches plus profondes ou quand courant est plus puissant, on peut remplacer la “criminelle” par un plomb unique.

En forme de poire ou de banane il peut dépasser le kilo.

La ligne mère est ensuite reliée à cette ligne de traîne par un morceau de cassant ou une pince. Le bas de ligne sera alors ramené à une dizaine de mètres. Dans un premier temps, on prend contact avec le sol, puis on remonte d’une ou deux brasses. Régulièrement on laisse redescendre le plomb pour s‘assurer que le fond ne s’est pas trop éloigné. On peut contrôler précisément le suivi de la profondeur grâce au sondeur.