Les stikbaits – Descriptions et utilisations en pêche sportive en mer – Catalunya Pro Fishing

Les stickbaits que l’on peut traduire littéralement de l’anglais par «leurres bâton », sont des leurres sans bavette, flottant, de forme allongés et qui ressemblent bien souvent à de véritables poissons.

Description des stickbaits.

Quand la grande majorité des leurres exercent leur attractivité dans le mouvement et la pression qu’ils exercent sur l’eau ou que d’autres excitent les proies en faisant un maximum de bruit, les Stickbaits évoluent dans le naturel et la discrétion.
Le stickbait est le spécialiste du réalisme au naturel. Il pousse sa tactique d’utilisation dans l’imitation d’un poisson blessé. Ses coloris naturels lui donnent un intérêt incomparable pour la pêche des carnassiers. Le réalisme de yeux, peut même traduire l’expression de la crainte ou la détresse.

Stickbait chasse de thon en méditerranée

De nombreux matériaux sont utilisés dans la conception des stickbaits. On trouve des réalisations dans différentes essences naturelles de bois et de nombreux polymères synthétiques.

On rencontre un grand choix de formes pour les stickbaits.
Les plus connus et réputés ont l’apparence du poisson fourrage qu’ils imitent à la perfection. On trouve ensuite des modèles cylindriques de formes plus sommaires, rappelant un bâton que l’on lance. Leur nage est plus lourde mais ils évoluent bien dans les vagues. Les modèles plus trapus sont plus volumineux avec une nage totalement différente. Ils produisent des sons graves et sourds pour attirer les poissons de loin.

La position dans l’eau des stickbaits est aussi un critère dans le choix des animations qu’ils offrent à l’utilisateur. Certains flottent à plat et sont généralement appelés « sliders » mais on trouve aussi des modèles coulants. Les autres lestés, flottent à l’arrêt en position verticale avec seulement la tête dépassant de l’eau.

Les Stickbaits sont des leurres très souvent utilisés à la belle saison, par beau temps, lors de pêches plutôt rapides en lancer ramené. Ils tirent ainsi leur attractivité et leur succès auprès des pêcheurs en mer par les différentes animations qu’ils proposent. En méditerranée, ils sont notamment très souvent utilisés sur les chasses de bonites et de thons.

La plus connue des ces animations que l’on appelle communément le « walking the dog » est une nage particulière et reconnaissable. Elle est faite de zigs-zags qui rappellent l’ondulation d’une petite couleuvre en eau douce ou la fuite d’un poisson poursuivi par un prédateur. Cette succession de virages de gauche à droite à la surface de l’eau produit selon les modèles de petites éclaboussures, rehaussées chez certains leurres d’un cliquetis de billes d’acier destinés à provoquer l’intérêt et l’attaque des carnassiers.
Grâce à sa forme profilée, le stickbait se lance très bien et peut atteindre de longues distances.
Il s’agit en fait du type de leurre le plus efficace pour ce qui est d’attraper des carnassiers en chasse.

Développés à la base pour le black-bass, ces leurres sont efficaces sur presque tous les prédateurs, en eau douce comme en mer.
Le Sammy, un stickbait japonais, est devenu célèbre par les pêcheurs Bretons qui l’ont véritablement fait connaitre sur la pêche du Bar.

Le stickbait Sammy pour la pêche au bar

On privilégiera les gros modèles en début de saison, en diminuant progressivement la taille avec l’apparition des grosses chaleurs.
Les stickbaits ont à peu près tous la même façon de nager, mais il existe quelques subtilités suivant les modèles.
Les différents mouvements du leurre vont créer des ondes vibratoires et seront perçues par les lignes latérales des carnassiers à plusieurs dizaines de mètres du leurre.

Les sliders, qui flottent à plat sur l’eau ont une nage plus ample créant de plus gros déplacements d’eau. On les utilise en pratiquant la technique de « long slide » qui consiste à animer le leurre plus lentement par d’amples tirées pour déclencher des attaques de poissons plus méfiants et moins actifs sur de vastes secteurs.
Les stickbaits qui flottent tête en l’air sont plus nerveux, plus réactifs. Ils démarrent à la moindre tirée et exécutent une nage plus serrée que leurs confrères.
Pour être plus provocateur, on peut “jerker” son stickbait, en effectuant de courtes tirées sèche vers soi. Le leurre va alors passer sous l’eau tête la première en produisant des éclaboussures (short jerk).
Une autre technique, concerne plus spécialement les stickbaits lestés et plus verticaux dans l’eau. Elle consiste à utiliser l’équilibrage du lest pour faire plonger le leurre sur quelques centimètres par une tirée souple. C’est le “diving” et cela peut faire la différence quand les poissons ne sont pas enclins à venir prendre en surface .On doit ensuite laisser le leurre remonter de lui-même.

Bien évidemment, la meilleure solution est souvent une combinaison de différentes animations.

Une autre subtilité dans la pêche au stickbait, se situe dans le choix de sa sonorité. Ces leurres de prospection et de pêche sur poissons actifs sont équipés dans la plus part des modèles de billes bruiteuses servant aussi à l’équilibrage du leurre dans la mer. Chaque modèle associe une nage et une sonorité qui lui est propre et il est intéressant de varier les modèles en fonction de l’humeur des poissons. Dans l’eau, ces différents signaux acoustiques de basse fréquence peuvent se propager très loin.

Détails des billes dans le Britt 120

Détail des billes dans le Britt 120 chez Tackle House

Afin de bien optimiser la nage des stickbaits, on aura besoin d’une canne pas trop longue à action plutôt rapide, Fast ou Reg Fast. On pourra alors imprimer avec précision les petits coups de scion qui animeront le leurre. Un ratio élevé pour le moulinet est indispensable (6.0:1 ou plus) afin de récupérer rapidement la bannière qui flotte entre deux tirées et être opérationnel ensuite pour le ferrage.
On peut utiliser à sa guise du nylon ou de la tresse, mais il est préférable d’éviter le fluorocarbone qui coule, sauf à souhaiter voir son stickbait évoluer sous l’eau.

En pêche en mer, sur chasse, la touche peut être violente. Attention à la surprise en gardant son calme.
Pour réussir le ferrage, il faut éviter les gestes brusques et un ferrage trop précipité à la moindre éclaboussure. Il faut bien sentir le poids du poisson avant d’engager le combat.
Ferrer trop vite à la touche peut entrainer très souvent un décrochage rapide.
Si le carnassier rate le leurre, on garde toutes ses chances au lancé suivant.

Le stickbait s’emploie avec un maximum d’efficacité durant la belle saison, d’avril à octobre. Il se montre particulièrement efficace dans les eaux claires, sous une forte luminosité et sur des poissons en chasse. Il peut être redoutable aussi sur des prédateurs à l’affût d’une quelconque proie et la réaction est bien souvent violente.
C’est en cela que ce leurre est particulièrement utilisé et apprécié.
Si vous cherchez des sensations fortes vous ne serez pas déçus.

L’animation d’un stickbait.

Comme nous l’avons vu précédemment, le Stickbait peut évoluer suivant trois façons différentes: en Long Slide, en Walking the Dog ou en Diving. Les enchaînements réalisés entre ces différentes animations permettent de donner du naturel au leurre.

Le Walking the Dog.

Animation des stickbaits en Walking the dog

Animation des stickbaits en Walking the Dog – Catalunya Pro Fishing – La pêche plaisir en pays Catalan

Cette nage qui se matérialise par des changements d’angle successifs du leurre est déclenchée par de petites tirées de la canne. On l’obtient en enchaînant de petits coups de canne, très légers mais progressifs de manière à relâcher le fil après chaque tirée. La difficulté tient dans la synchronisation de la récupération au moulinet et de l’avancée du leurre. La ligne doit être strictement récupérée à la même vitesse que les coups de canne. A chaque traction de la canne le leurre change de direction et glisse à la surface dès que la ligne est détendue, ce qui donne un effet de nage nonchalante. .Quelques heures de pratiques et d’entrainement permettront d’enchainer les zigs-zags avec naturel.

Le Long Slide.

Animation des stickbaits en Long Slide

Animation des stickbaits en Long Slide – Catalunya Pro Fishing – La pêche plaisir en pays Catalan

Le Long Slide est une adaptation du walking the dog. La base est strictement la même en accentuant simplement la longueur des glissades. Par cette animation, on tend à imiter la fatigue et le ralentissement de la proie.
Le Long Slide qui en français signifie «La longue glissade » est un mouvement lancinant qui s’attaque à l’agressivité des poissons. Le mouvement du leurre est induit par des coups de canne plus espacés qu’en « walking the dog ». Les coups de canne se font latéralement ou vers le bas. Légers mais secs, ils amorcent la glissade du leurre et dessinent une trajectoire zigzagante qui simule à merveille un poisson agonisant en surface. Il est important de stopper la traction du leurre immédiatement après la sa mise en mouvement et de ne recommencer qu’après l’arrêt total. L’aspect naturel de cette animation dépend de cette règle.

Le Diving.

Animation des stickbaits en Diving

Animation des stickbaits – Le Diving – Catalunya Pro Fishing – La pêche plaisir en pays Catalan

Cette animation s’appuie sur le système de billes internes que possède certains stickbait. Ces billes introduites dans le corps du leurre servent à le stabiliser en position verticale et à produire des sons. En conjuguant la position verticale caractéristique des stickbaits au repos avec l’utilisation des lests introduits on produit cette nage si attractive sur les poissons. L’angle que forme le leurre avec la surface de l’eau va permettre au pêcheur d’amorcer un mouvement de Diving en tirant très brièvement sur le leurre. Cette petite tirée sèche fait basculer le corps du leurre vers l’horizontale et occasionne dans le même temps la plongée de la tête du leurre sous l’eau. Le Diving est une technique qui maintient le leurre quasiment sur place. C’est un complément que l’on utilise principalement pour déclencher une attaque. On se gardera de l’utiliser seul lors d’une séquence de récupération mais on l’inclura autant que possible dans des animations variées.

Le Stop & Go.

Animation des stickbaits en Stop&Go

Animation des stickbaits – Le Stop & Go – Catalunya Pro Fishing – La pêche plaisir en pays Catalan

Le Stop and Go est une méthode indispensable dans toute animation d’un leurre. Il reproduit fidèlement la nage d’un poisson blessé. On le met en pratique en opérant des arrêts successifs, aléatoirement espacés. On varie les arrêts tout au long de la séquence entre deux et six secondes en les incorporant dans les animations décrites plus haut.


Histoire de la pêche

Comme pour la chasse, l’histoire la pêche nous ramène aux fondements de notre évolution.

Pour se nourrir et subsister, l’homme apprit à cueillir, à chasser et à pêcher.

L'histoire de la peche à l'ère néolitique

Pendant cette longue évolution, il a d’abord essayé de capturer les poissons à la main.
Durant cette période, il  consommait du poisson seulement lorsque l’occasion se présentait.

La pêche comme activité nourricière vint par la suite, pendant la préhistoire, à l’ère du Paléolithique supérieur. L’homme a maintenant évolué, il chasse et pêche à vue.
De cette période, on a retrouvé quelques anciens outils de pêche. Des pointes à cran, taillées dans le silex puis en os qui ont armées les premières lances.

Ces armes font place ensuite à de véritables harpons réalisés en os ou en bois de renne.

Harpons préhistoriques en bois de rennesPhoto Kadath

La pratique de ces techniques primaires a perduré très longtemps dans certaines tribus.

Vint alors le moment où la technique de pêche se sépara à tous jamais de celle de la chasse.

L’homme ne frappe plus à vue. Il cherche à attirer sa proie grâce à un appât. Quelques 16000 ans avant notre ère, l’homme invente la ligne de pêche.

Nous sommes à l’ère du Néolithique, l’hameçon fait son apparition.

Les premières lignes très rudimentaires sont constituées de lianes, de racines ou de crin de cheval et intègrent dans leur prolongement les premiers rudiments d’hameçons qui s’avèrent n’être qu’un simple bâtonnet de bois ou d’os.

Avec l’âge de la pierre polie, l’hameçon se transforme en crochet. Il est sculpté ou travaillé dans un os d’ivoire ou dans le bois. Puis sous l’âge des métaux un peu avant notre ère et avant J.C, l’homme façonne le bronze. Il réalise ses premiers hameçons en métal qui ressemblent désormais aux nôtres. L’avènement du fer apportera ensuite la résistance nécessaire.
hamecons de l'âge de bronze

L’histoire semble octroyer aux égyptiens l’invention de la canne à pêche 2000 ans avant JC. Ils seraient aussi également à l’origine des premiers filets.

Plus tard, les grecs révolutionneront à leur tour la pêche. Ils seront les premiers à pêcher au mort manié afin de capturer des mérous en mer Égée.

La première mouche artificielle apparait dans les écrits pour la première fois au III ième siècle. L’écrivain romain Claudius Aélianus  en fait mention après avoir vu des pêcheurs Macédoniens, envelopper un hameçon de corne taillé avec de la laine écarlate et des plumes de coq pour leurrer et attraper le poisson.

Par la suite, la pêche comme activité de subsistance devient progressivement une activité commerciale puis de loisir.

En Europe, le premier traité de pêche “Treatyse of Fishung with an Angle” est imprimé en 1496 en Angleterre.  Il répertorie les poissons, le matériel de pêche, les appâts, les techniques et même quelques mouches.

En 1653 l’auteur anglais Izacc Walton publie “The Compleat Angler, or the Contemplative Man’s Recreation”, un recueil de conseils et d’astuces visant à faciliter la pêche de loisir.

En 1669 Colbert rédige en France une ordonnance réglementant les activités halieutiques autour des cours d’eau pour préserver la ressource.

Pendant la révolution, l’abolition du droit exclusif de la pêche en janvier 1793 provoque le pillage des rivières et étangs. La loi du 4 mai 1802 restitue au domaine public le droit exclusif de pêcher dans les rivières navigables et un avis du Conseil d’État de 1805 redonne aux propriétaires le droit de pêche dans les rivières non navigables.

La loi du 15 avril 1829 réglemente les droits d’usage, instaure la fonction de garde-pêches, réglemente le matériel de pêche, la taille et les espèces capturées.

On attribue la première canne de l’ère dite moderne en bambou refendu à Samuel PHILIPPE en 1860. Cette technique novatrice fut une mini révolution dans la pêche de loisir.

Au XX ième siècle les progrès technique de l’ère industrielle, font évoluer la pêche. Le moulinet à frein incorporé est inventé en 1913 et le moulinet à tambour fixe en 1930.

Le nylon est inventé en 1942 par Dupont de Nemours.

Les matériaux se modernisent et on voit apparaître des cannes en aciers ou en aluminium (Duralumin), matériaux qui très vite seront remplacés par la fibre de verre.

La canne en fibre de verre fut imaginée par le Dr Arthur M HOWALD, un américain, qui après avoir brisé le scion de sa canne eut l’idée d’en faire fabriquer une en fibre de verre liée avec de la résine.

C’est à un Français Mr DUBOIS à qui l’on doit la première canne de fibre de verre creuse. Son invention permit par la suite la conception des cannes télescopiques.

Les cannes en carbone se démocratisent plus tard au début des années 90 en profitant des avancées technologiques de l’aérospatiale. Un matériau qui combine souplesse, légèreté et résistance.

De nos jours les fabricants mélangent les différents matériaux et donnent aux cannes des applications spécifiques aux différentes techniques de pêche. (coup, bolognaise, bombette, anglaise, toc, mouche, lancer, soutenir, jigging, surfcasting, traine, etc)