Les Ports de plaisance du littoral Catalan.

Mettons enfin le cap sur notre littoral des Pyrénées-Orientales. Nichée entre la méditerranée et les Pyrénées, notre côte catalane offre plus de 60 km de rivages totalement différents. Elle borde ainsi toute la plaine du Roussillon jusqu’aux derniers contreforts des Pyrénées se jetant dans la mer.

De ses longues plages de sable fin de la côte radieuse jusqu’aux criques escarpées de la côte vermeille, je vous invite à découvrir tout le charme, le pittoresque, mais aussi la modernité des différents ports de plaisance qui animent notre littoral Catalan.
 

Les ports du littoral Catalan: entre traditions et développement touristique.

Les ports du littoral Catalan de Cerbère au Barcares

La plaine du Roussillon et l’extrémité orientale des Pyrénées.

De Port Barcarès à Cerbère ce sont 9 ports de plaisance qui se succèdent. Construit pour certains afin d’offrir des vacances de rêve aux touristes plaisanciers des années 60 à 80, ou bien issus du patrimoine historique local, tous offrent des emplacements de choix à nos pratiques nautiques.

La seule chose à faire lorsque l’on vient de l’extérieur pour y faire escale, s’annoncer à la capitainerie sur le canal 9 à son arrivée au port.

 

Les numéros d’urgences et de sécurité.

Sémaphores de Béar  – 04.68.82.01.22 – Canal 16

Sémaphores de Leucate – 04.68.40.12.88  – Canal 16

Gendarmerie Maritime  – 04.68.82.07.88

Gendarmerie (Brigade nautique)  – 04.68.37.78.40 ou 17 (nuit)


La sécurité en mer.

En mer la sécurité est de la responsabilité de chacun. Nous devons faire face parfois à un milieu naturel, pouvant devenir très rapidement hostile pour nous mettre alors dans les pires conditions de sécurité. Pourtant, par le simple fait d’adopter en amont de nos sorties de bonnes habitudes, nous ne devrions pas ou peu, souffrir d’un risque en mer et dans tous les cas en limiter l’impact dans la pratique de notre passion qu’est la pêche.

Trois facteurs essentiels conditionnent la prévention des risques en mer.

Le pilote, son embarcation et les conditions météorologiques.

Le pilote ou chef de bord de l’embarcation.

Pour pouvoir naviguer en mer il faut être titulaire comme sur la route d’un permis. Selon la zone où l’on veut naviguer le permis est différent.

En France, le permis de base pour une embarcation motorisée de plus de 4,5kw ou 6cv est le permis « option côtière » pour la mer et « option eaux intérieures » pour la navigation fluviale.

Cependant, ces deux différentes options diffèrent dans leurs limitations.

En mer on limite la distance de navigation à 6 milles (soit 11km) d’un abri et la taille du navire à 24m. Attention l’abri n’est pas un port, mais une zone qui doit permettre de mouiller ou de débarquer pour se mettre en sécurité et de pouvoir reprendre ensuite la mer sans aucune assistance.
Il n’y a pas de limitation dans la puissance du groupe de propulsion (celui-ci est limité par la catégorie de conception du navire et son certificat de conformité).

Une dérogation à l’option côtière permet toutefois de conduire au milieu des terres, un bateau de plaisance sur un lac ou un plan d’eau fermé.

Pour naviguer en mer sur une plus grande distance il faut être titulaire de l’extension hauturière. Elle vous permet alors de naviguer sans limite de distance, mais attention la catégorie du navire sur lequel on navigue doit alors être adaptée à la zone de navigation.

Malgré l’extension hauturière on est toujours limité à la longueur de 24m pour le navire.

Pour les eaux intérieures l’extension « grande plaisance » du permis option « eaux intérieures » permet de conduire un bateau, quelle que soit sa taille, sur rivières, lacs ou canaux.
Sur les fleuves et canaux la limitation intervient sur la longueur totale du bateau (20 mètres).
La distance n’est plus un problème puisqu’on est toujours près de la rive. C’est la taille du bateau qui pose problème, pour le passage des écluses ou des ponts.

 

Depuis le 1 mai 2015 de nouvelles exigences en matière de sécurité sont apparues avec la nouvelle division 240.

La notion de chef de bord a été clairement définie.

Définition :
Le chef de bord est un membre de l’équipage responsable de la conduite du navire, de la tenue du journal de bord lorsqu’il est exigé, du respect des règlements et de la sécurité des personnes embarquées.

Autrement dît celui qui prend la barre du navire même si ce n’est pas le propriétaire devient automatiquement chef de bord et doit veiller au respect de l’application des règlements et des règles de sécurité.

Attention alors, si vous laissez barrer votre navire, soyez certain que la personne dispose de toutes les compétences requises.

 

L’embarcation.

La division 240 apparu en 2004 régissait les règles de sécurité applicables à la navigation de plaisance en mer sur des embarcations de longueur inférieure ou égale à 24 mètres.

Afin de mieux répondre aux exigences de sécurité et à l’évolution du matériel et des techniques la division 240 a évoluée dans sa nouvelle version.
Ce qu’il faut savoir:

La nouvelle règlementation met en relation la catégorie de conception d’un navire avec la zone où il peut naviguer et son matériel de sécurité nécessaire.
Pour mieux comprendre:

Depuis 1998, une réglementation européenne encadre les bateaux de plaisance qui doivent porter le marquage CE. Cette homologation impose le respect de certaines normes de construction et de sécurité. Pour ce faire, les bateaux sont classés en quatre catégories de conception, selon leurs aptitudes à affronter des conditions de navigation en fonction de la force du vent et de la hauteur des vagues.

 

Catégorie A « En haute mer » : pas de limite de vent, ni de hauteur de vagues
Bateaux conçus pour de grands voyages

Catégorie B « Au large » : maximum du vent admis force 8 et vagues de 4 m de hauteur maximum.
Bateaux conçus pour des voyages au large des côtes.

Catégorie C « A proximité de la côte » : maximum du vent admis force 6 et vagues de 2 m maximum.
Bateaux conçus pour des voyages à proximité des côtes et dans les grandes baies.

Catégorie D « En eaux protégées » : maximum du vent admis force 4 et vagues de 0,5 m maximum.
Bateaux conçus pour des voyages dans des eaux côtières protégées.

 

Ensuite la nouvelle division 240 établit de nouvelles zones de navigation par rapport à un abri.

  • La zone basique jusqu’à 2 milles notamment pour les embarcations non immatriculées.
  • La zone côtière de 2 à 6 milles.
  • La zone semi-hauturière de 6 à 60 milles.
  • La zone hauturière au-delà de 60 milles.

Pour chaque zone de navigation il a été défini un armement de sécurité minimum à embarquer. Avec ces changements, la liste de matériel de sécurité à embarquer diffère par rapport à ce que l’on exigeait avant et aussi selon la zone où l’on navigue.
Pour résumer:

On pourra naviguer avec un permis côtier et un bateau de catégorie D dans la zone basique et côtière jusqu’à des conditions climatiques définies par la catégorie D. Selon la zone la liste de l’armement embarqué sera différente.

Avec le permis côtier et un bateau de catégorie A, B, C la zone de navigation sera la même c’est-à-dire, la zone basique ou côtière, l’armement du navire dépendra de la zone, mais on pourra affronter des conditions de mer plus défavorables selon la catégorie du bateau.

Avec un permis côtier et l’extension hauturière on dispose de plus de choix.

Si l’on dispose d’un bateau de catégorie D, on peut naviguer dans toutes les zones sauf si l’on rencontre des vents supérieurs à force 4 ou des vagues de plus de 0.50m. Il faut donc être bien sûr de sa météo pour s’aventurer avec un bateau de catégorie D au-delà des 6 miles, sans risquer une procédure administrative si le temps change. L’équipement du bateau devra aussi être adapté à la zone ou l’on navigue.

De même avec un bateau de catégorie C. Il sera comme précédemment possible de naviguer en toute zone à la condition de ne pas subir des vents de plus de force 6 ou des vagues de plus de 2m. Là aussi, l’armement sera fonction de la zone de navigation et non pas de la catégorie du navire.

Toujours selon le même raisonnement, il n’est possible de naviguer en zone hauturière avec un navire de catégorie A que si seulement on dispose à bord de l’équipement de sécurité adapté à la zone.

 

On doit donc toujours prendre en compte pour naviguer en règle dans une zone les paramètres suivants : Le permis du chef de bord, la catégorie du navire, la zone de navigation, l’équipement de sécurité de la zone et la météo.
Pour ce qui concerne la VHF.

Depuis la nouvelle réforme le permis côtier suffit dans les eaux nationales à pouvoir utiliser une VHF portable. Cependant le CRR reste obligatoire dans les eaux internationales. Il est donc fortement recommandé de le posséder en cas de navigation coté Espagnol.

La VHF fixe à bord deviendra obligatoire à partir du 1er janvier 2017 pour les bateaux qui naviguent à plus de 6 milles en navigation semi-hauturière.

L’utilisation d’une VHF couplé à L’ASN permet d’automatiser une demande de secours en fournissant au CROSS l’identité du bateau, sa position si elle est couplé au GPS et la nature du sinistre. Elle offre l’avantage de pouvoir être mise en fonction instantanément et sans attendre de réponse de pouvoir agir sur le sinistre ou de quitter le navire.

 

Les conditions météorologiques.

La météo est un facteur primordial la sécurité en mer. Bien interpréter un bulletin avec les signes visibles est primordial.

Il est facile de s’informer par le net des prévisions à deux ou trois jours. Plusieurs sites offrent ce type d’information.

Il ne faut pas oublier aussi que le bulletin météo de la journée est toujours affiché à la capitainerie.

En mer le moyen le plus sûr d’être prévenu d’un changement de condition reste le canal de veille de la VHF. Le CROSS (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage) diffuse plusieurs bulletins météo à heure fixe sur un canal défini. Trois fois par jour le CROSS MED diffuse sur le canal 79 ses bulletins. Une expérimentation qui à débuté en 2014 permet aussi sur le canal 64 de la VHF, de recevoir toutes les 15 minutes les bulletins de la zone Languedoc-Roussillon depuis l’émetteur du Néoulous.

 

La technologie et les moyens de communications actuels permettent assurément de connaitre l’état de la mer sur un secteur donné. Pourtant, comme pour la météo terrestre ou des micros climats peuvent modifier des prévisions données, les conditions de navigations en bordure de côte peuvent être soumises à des paramètres locaux que l’on doit savoir analyser.

Dans tous les cas la connaissance de son secteur reste le meilleur atout pour naviguer en toute sécurité.