Port Barcares

Caractéristiques du port:

Nombre de places : 1 450
• 950 postes de plaisance à quai
• 300 postes sur l’étang
• 200 postes dans les marinas

Profondeur de l’avant-port : 2,5 mètres.
Profondeur du bassin : 2 mètres

Coordonnées: Latitude 42°47’9 N – Longitude 3°02’4 E

Services proposés :

Eau, électricité à quai et sur ponton (220 V/ 10 A, 20 WC)
12 douches, 6 bacs à vaisselle, téléphone public, wifi, laverie automatique à 500 m du port.
Pontons verrouillés par grille.

Manutention, élévateur 25 t, cale de halage, carénage à terre.
Station carburant (SP 98, GO).
Pompage eaux usées.
Vedette sauvetage (SNSM).
Schiplanders.

Labels : Ports propres, Pavillon bleu

Gestionnaire:

Mairie de Le Barcarès
66420 Le Barcarès
Téléphone :+33 (0)4 68 86 07 35
Fax :+33 (0)4 68 80 94 26
Email : capitainerie@portbarcares.com
Site web : www.portbarcares.com

Le port du Barcarès et la lagune de Salses Leucate

Histoire de la ville.

C’est après 1659 et le traité des Pyrénées que l’on aménagea un port sur le lido (bande de terre située entre la lagune et la mer) au Barcarès. À cette époque, l’économie de la vallée de l’Agly se développant, et avec elle les moyens de transport, ce port fît transiter de nombreuses marchandises sous la dépendance naturelle de Saint-Laurent-de-la-Salanque.

Plus tard au XIXe siècle, se développant peu à peu, le Barcarès devient un port de pêche important. Il disposait alors de ses propres chantiers navales où l’on fabriquait les célèbres barques catalanes.
Dans les années 1900, avec la belle époque et la mode des bains de mer, de nombreuses familles profitaient le temps d’un l’été de ses longues plages de sable. On improvisait alors d’éphémères villages de vacances.
C’est bien plus tard, dans les années soixante que la mission interministérielle d’aménagement touristique du littoral du Languedoc-Roussillon (mission Racine), permis aux promoteurs immobiliers de bâtir la station balnéaire actuelle avec comme porte symbole son paquebot ensablé « le Lydia ».
Construit sur le grau Saint Ange (ouverture naturelle reliant la lagune de Salses-leucate à la mer) Port Barcares est aujourd’hui le troisième port en capacité d’accueil du littoral Catalan après ceux de Saint Cyprien et de Canet en Roussillon.
Il offre l’avantage de permettre la navigation depuis la lagune de Salses-Leucate jusqu’à la mer.
Cette possibilité est une opportunité indéniable pour qui pratique la pêche en bateau. De plus avec sa relative proximité des roches de Torreilles, et de récifs artificiels aménagés le long de sa côte, Port Barcares dispose d’atouts indéniables pour la pêche en mer.


Les Ports de plaisance du littoral Catalan.

Mettons enfin le cap sur notre littoral des Pyrénées-Orientales. Nichée entre la méditerranée et les Pyrénées, notre côte catalane offre plus de 60 km de rivages totalement différents. Elle borde ainsi toute la plaine du Roussillon jusqu’aux derniers contreforts des Pyrénées se jetant dans la mer.

De ses longues plages de sable fin de la côte radieuse jusqu’aux criques escarpées de la côte vermeille, je vous invite à découvrir tout le charme, le pittoresque, mais aussi la modernité des différents ports de plaisance qui animent notre littoral Catalan.
 

Les ports du littoral Catalan: entre traditions et développement touristique.

Les ports du littoral Catalan de Cerbère au Barcares

La plaine du Roussillon et l’extrémité orientale des Pyrénées.

De Port Barcarès à Cerbère ce sont 9 ports de plaisance qui se succèdent. Construit pour certains afin d’offrir des vacances de rêve aux touristes plaisanciers des années 60 à 80, ou bien issus du patrimoine historique local, tous offrent des emplacements de choix à nos pratiques nautiques.

La seule chose à faire lorsque l’on vient de l’extérieur pour y faire escale, s’annoncer à la capitainerie sur le canal 9 à son arrivée au port.

 

Les numéros d’urgences et de sécurité.

Sémaphores de Béar  – 04.68.82.01.22 – Canal 16

Sémaphores de Leucate – 04.68.40.12.88  – Canal 16

Gendarmerie Maritime  – 04.68.82.07.88

Gendarmerie (Brigade nautique)  – 04.68.37.78.40 ou 17 (nuit)


Pêche en traîne légère

La pêche à la traîne légère est une technique de pêche en bateau basée sur la prospection d’une zone pendant un déplacement.

Le principe est de traîner derrière le bateau un leurre relié à une ligne tenue à la main ou à une canne. On avance en permanence en prospectant une zone ou en venant rechercher des poissons actifs sur des postes connus.

La traîne à la main est une technique nécessitant un matériel léger. Le fil monté sur un plioir est tenu et déroulé manuellement. Dans cet article nous analyseront uniquement les différentes techniques à la canne.

Technique ancienne, elle est utilisée pour la recherche de carnassiers actifs (loup, liche, sériole, bonite, thon, barracuda, daurade coryphène, tassergal, orphie, maquereau, etc) et reste l’une des plus efficaces encore pratiquée aujourd’hui.

Pêche en traîne légère dans le parc naturel marin du Golfe du Lion avec Catalunya Pro Fishing. Découverte des différentes techniques de prospection.Dans la pratique de la pêche à la traîne de nombreux leurres sont utilisables, selon les espèces recherchées, la période de la journée ou la saison, l’état de la mer et l’activité des poissons.

En fonction des propriétés propres à chaque famille de leurres (bruiteurs, silencieux, flottant, coulant, peu ou très plongeants), de l’état de la mer et du secteur que l’on prospecte, on règle la vitesse moyenne du bateau entre trois et cinq nœuds.

En règle générale, on estime que plus un leurre évolue loin du bateau, plus il est efficace. Il y a quand même des exceptions où le poisson attaque dès la mise à l’eau de la ligne ou au moment de son retrait.

La bonne distance de traîne se situe généralement autour de 80m.
Par mer calme, il est préférable d’augmenter cette longueur jusqu’à 100m et par mer agitée on peut aussi la raccourcir à 60m.

 

Les différentes méthodes de traîne dîtes légères.

  • La traîne directe.

Le leurre est directement relié à la ligne sans lest supplémentaire par un émerillon préservant du vrillage.

Initiation et formation à la pêche en traîne légère dans le parc naturel marin du Golfe du Lion par Catalunya Pro Fishing. Découverte de la traîne directe, pêche du loup et maquereau.C’est une technique facile et rapide à mettre en place en fonction des signes d’activités visuels que l’on peut déceler (mouettes qui plongent, petits poissons sautant hors de l’eau, etc) ou dans le cadre d’une prospection sur des poissons pélagiques.

Cette méthode s’adresse aussi à des zones de faibles profondeurs (4-6 mètres). Elle permet de présenter un leurre à la surface de l’eau ou juste en dessous à des poissons en chasse.

  • La ligne de traîne.

On intercale entre le bas de ligne et le leurre, une ligne de traîne composée d’un corps de ligne avec un ou plusieurs lests.
Pêcher de la sorte offre des solutions impossibles à faire en traîne directe :

Pêche en ligne de traîne lestée dite "criminelle" dans le parc naturel marin du Golfe du Lion avec Catalunya Pro Fishing. Découverte et montage des lignes.– Utiliser des leurres peu plongeants ou flottants dans des zones plus profondes.
– Traquer des espèces s’alimentant à proximité du fond (pagre, denti, congre, …).
– Faire évoluer des leurres souples ou légers entre deux eaux ou à proximité du fond.

  • La criminelle.

En Méditerranée par faible courant, on utilise souvent la ligne de traîne dite “criminelle”.
Des olives longues de 20 à 50 gr espacées de 50 cm à plus de 3 m, sur une longueur de plusieurs dizaines de mètres, constituent le lestage.
Ce type de ligne est en principe passe partout même entre les rochers et nécessite un travail par saccades. Le bas de ligne à une longueur moyenne d’une trentaine de mètres en fil de 30 à 50/100. Il peut se terminer par différents types de leurres. Poissons nageurs, peaux de pêche, cuillers martelées, imitations de lançon de type raglou, ou un poisson mort.

Les gros loups, les pagres et les dentis sont les proies désignées de cette méthode.

Catalunya Pro Fishing vous accueille pour des formations à la pêche en traîne légère dans le parc naturel marin du Golfe du Lion. Initiation à la traîne profonde, pêche du denti et du pagre.Pour des pêches plus profondes ou quand courant est plus puissant, on peut remplacer la “criminelle” par un plomb unique.

En forme de poire ou de banane il peut dépasser le kilo.

La ligne mère est ensuite reliée à cette ligne de traîne par un morceau de cassant ou une pince. Le bas de ligne sera alors ramené à une dizaine de mètres. Dans un premier temps, on prend contact avec le sol, puis on remonte d’une ou deux brasses. Régulièrement on laisse redescendre le plomb pour s‘assurer que le fond ne s’est pas trop éloigné. On peut contrôler précisément le suivi de la profondeur grâce au sondeur.


La bonite

Sous le nom vermiculaire de “bonite” on désigne plusieurs espèces de poissons pélagiques appartenant toutes à la famille des scombridés.
Le nom bonite dérive de l’italien “bonito” qui signifie bon, en relation avec le goût fortement apprécié de la chair de ces différentes espèces.

Le bonitou (Auxis rochei)/(bullet tuna en anglais), ou bonite commune, est une espèce pélagique appartenant à la famille des thons.
Bien que sa taille soit plus modeste son comportement la place sur les prises de choix de la pêche sportive en mer.

La bonite commune ou Bonitou

La bonite commune – Auxis rochei (Risso 1810)

Morphologie.

Taille:

moyenne : 50 cm
maximale : 70 cm pour près de 8 kg
Taille minimale de capture : 23 cm

Le corps des bonites est fusiforme, ovalisé et comprimé latéralement, avec deux nageoires dorsales bien séparées.
La première dorsale est constituée de longues épines, la deuxième nageoire dorsale est suivie de 8 pinnules.
Les nageoires pectorales sont courtes et la nageoire anale est suivie de 7 pinnules.
La tête est pointue, avec des yeux relativement petits.
Les opercules sont striés.
Les dents sont pointues, coniques et dirigées vers l’arrière.
La coloration du dos est bleu sombre, le haut des flancs est marqué de courtes marbrures transversales noirâtres de la première nageoire dorsale à la queue. Les flancs et le ventre sont blancs avec des reflets nacrés.

Distribution.

Le bonitou (Auxis rochei) est l’une des plus abondantes espèces de petits thonidés en Méditerranée. Elle est aussi présente en Méditerranée dans les différents océans du globe (atlantique, indien et pacifique).

Habitat

Espèces pélagique, les bonites vivent en banc près de la surface dans les couches d’eaux bien éclairées et chaudes. La zone de prédilection est la zone côtière, mais en été les bonites se rapprochent très près du littoral.

Comportement.

La bonite est un poisson grégaire qui évolue près de la surface des eaux en saison chaude puis se déplace vers les eaux plus profondes en hiver. On trouve ce poisson là ou évolue le poisson fourrage qui constitue sa principale source de nourriture.

Alimentation.

Carnivore et prédateur actif, la bonite se nourrit de petits poissons qu’elle chasse dans les bancs de sardines et d’anchois. Elle est aussi friande de calamars, seiches et mollusques.
C’est aussi une proie de choix pour des grands chasseurs comme les thons rouges.

Reproduction.

Comme tous les scombridés les sexes sont séparés, et il n’existe aucun critère externe permettant de différencier les mâles des femelles.
La taille de la première maturité est de 20cm selon Chur (1977).
La période du frai se produit entre juin et juillet. Une femelle en pleine maturité sexuelle pond entre 400 000 et 500 000 œufs. Les œufs pélagiques dérivent aux grés des courants. Après éclosions l’alevin une fois son sac vitellin résorbé se nourri du zoo-plancton qu’il trouve proche de la surface.

La pêche de la bonite.

La bonite est surtout pêchée au filet par les professionnels. Les amateurs préfèrent la pêcher à la traîne, au broumé ou sur chasse.
La pêche dite au broumé consiste à laisser partir dans le courant de tout petits morceaux de sardines ou autres jus ou mélange sapide pour attirer les pélamides. On peut pêcher au broumé avec un bateau ancré ou en dérive lente. On attrape les poissons qui remontent les effluves jusqu’au bateau. Cette technique permet d’attraper de nombreux autres espèces pélagiques comme les thons et maquereaux.
On peut aussi pêcher la bonite à l’aide d’une canne à mouche sur les chasses avec des streamers ou mouches de mer ou au lancer ramener en utilisant de petits poppers ou des leurres de surface.
Combat assuré pour cette pêche sportive, la bonite ayant une défense assez exceptionnelle.

Il n’existe pas de maille légale pour la pêche de la bonite, cependant la maille biologique de 40cm devrai faire figure de référence pour ceux qui veulent que ce poisson puisse se reproduire au moins une fois.


La daurade royale

La dorade royale (Sparus Aurata), ou daurade, est une espèce appartenant à la famille des Sparidés.

Daurade royale

La daurade royale – Sparus Aurata

Morphologie.

Taille:

Moyenne : 25 à 45 cm
Maximale : 60 cm pour près de 7 kg
Taille minimale de capture : 23 cm pour la pêche de loisir

Son corps ovale et trapu possède une belle livrée gris argent pouvant varier du bleu au jaune paille.
Son front est marqué d’une bande dorée qui lui vaut le surnom de « belle aux sourcils d’or ».
Elle possède aussi une tache noire à la base de la ligne latérale ainsi qu’une tâche orangée sur le bas de l’opercule, ce qui facilite son identification.
Sa mâchoire dotée de puissantes incisives et de redoutables molaires est capable de broyer moules et huitres pour se nourrir.

En cuisine sa chair d’une grande finesse est très appréciée sur la table des gourmets.

Distribution.

Sparus aurata est une espèce présente le long des côtes de l’Est de l’Atlantique depuis l’Angleterre jusqu’au Rio de Oro, mais elle est surtout très commune en Méditerranée où elle fréquente les lagunes de France continentale, de Corse, d’Afrique du Nord et occidentale et d’Italie.

Habitat.

La daurade royale est un poisson côtier.
Ses fortes capacités osmo-régulatrices (de 1 à 54 de salinité) lui permettent de s’épanouir dans les lagunes du littoral méditerranéen très riches en nutriments.
Elle affectionne les fonds sableux de 1,50 à 2m et plus encore les fonds mixtes comprenant roches éparses et coursives de sable, ainsi que les bordures de secteurs rocheux.
Les herbiers de posidonie sont le biotope le plus apprécié par les daurades mais on les trouvent aussi dans les ports ainsi qu’ aux abords des digues.

Comportement.

Poisson grégaire, la daurade est un poison migrateur qui se déplace en bancs importants.

Alimentation.

La daurade se nourrit principalement de crustacés et de mollusques, dont elle broie les coquilles grâce à ses puissantes dents. Pouvant broyer huîtres et moules, elle occasionne chaque année d’importants dégâts chez les conchyliculteurs.

Elle est aussi cependant très friande d’autres coquillages ainsi que de crustacés et de vers marins.

Reproduction.

La daurade royale a la particularité d’être une hermaphrodite protandrique.
Elle naît mâle avant de devenir femelle aux alentours de la troisième année. Deux ans seulement après sa naissance, elle mesure déjà une vingtaine de centimètres.

La maturité sexuelle ou maille biologique se développe chez les mâles à l’âge de 2 ans (20–30 cm) et chez les femelles à l’âge de 2–3 ans (33–40 cm).
Les femelles peuvent pondre de 20 000 à 80 000 œufs sur une période qui peut aller jusqu’à 4 mois.

La migration en Languedoc Roussillon.

En hiver, les daurades fréquentent le large dans des zones allant de 20 jusqu’à 150 mètres de profondeur.

Nés en mer d’octobre à décembre, les juvéniles migrent au début du printemps vers les eaux côtières abritées où elles trouvent des températures plus douces et des ressources trophiques abondantes.
Les juvéniles vivent le long des côtes ou dans les embouchures des fleuves côtiers durant la première année de leur vie.

Les adultes approchent souvent des côtes et entrent dans les étangs salés de la Méditerranée au printemps pour y rester tout l’été à se nourrir.
La « rentrée» de la daurade se situe en effet pendant la phase d’isothermie printanière.
Les jeunes daurades immatures commencent à entrer dans les étangs au mois de février puis sont suivis par les cohortes des plus anciennes.

Sensibles aux faibles températures elles retournent en pleine mer dès la fin de l’automne pour y assurer leur reproduction.

La pêche de la daurade.

Avec le loup, la daurade royale figure parmi les poissons les plus prisés des pêcheurs en mer.

C’est un poisson craintif, d’une méfiance légendaire et très tatillon vis-à-vis des appâts et des montages proposés.

Les grosses daurades se manifestent souvent au départ par des touches infimes. L’utilisation d’une canne à buscle permet de détecter ces type de touche grâce à la sensibilité de leur scion.
Elle commence en déplaçant et en retournant l’appât du bout des lèvres. Puis elle l’engame et le recrache dans la foulée pour le reprendre en gueule ensuite et l’avaler.
Pendant cette phase de mise en bouche délicate, la moindre tension suspecte au niveau de l’esche peut entraîner un refus définitif.

Les montages coulissants avec un bas de ligne monté fin sont vivement recommandés pour tromper sa vigilance et tenter de la l’attraper.

La royale se pêche en bateau, essentiellement à l’appât naturel, de préférence à la moule, au crabe ou aux vers.
Une fois piquée, elle développe une défense très énergique, alternant rushs puissants et coups de tête nerveux.

Un poisson technique, difficile à pêcher et qui développe souvent une défense particulièrement énergique afin de se libérer.

Un poisson roi en sorte…


La sécurité en mer.

En mer la sécurité est de la responsabilité de chacun. Nous devons faire face parfois à un milieu naturel, pouvant devenir très rapidement hostile pour nous mettre alors dans les pires conditions de sécurité. Pourtant, par le simple fait d’adopter en amont de nos sorties de bonnes habitudes, nous ne devrions pas ou peu, souffrir d’un risque en mer et dans tous les cas en limiter l’impact dans la pratique de notre passion qu’est la pêche.

Trois facteurs essentiels conditionnent la prévention des risques en mer.

Le pilote, son embarcation et les conditions météorologiques.

Le pilote ou chef de bord de l’embarcation.

Pour pouvoir naviguer en mer il faut être titulaire comme sur la route d’un permis. Selon la zone où l’on veut naviguer le permis est différent.

En France, le permis de base pour une embarcation motorisée de plus de 4,5kw ou 6cv est le permis « option côtière » pour la mer et « option eaux intérieures » pour la navigation fluviale.

Cependant, ces deux différentes options diffèrent dans leurs limitations.

En mer on limite la distance de navigation à 6 milles (soit 11km) d’un abri et la taille du navire à 24m. Attention l’abri n’est pas un port, mais une zone qui doit permettre de mouiller ou de débarquer pour se mettre en sécurité et de pouvoir reprendre ensuite la mer sans aucune assistance.
Il n’y a pas de limitation dans la puissance du groupe de propulsion (celui-ci est limité par la catégorie de conception du navire et son certificat de conformité).

Une dérogation à l’option côtière permet toutefois de conduire au milieu des terres, un bateau de plaisance sur un lac ou un plan d’eau fermé.

Pour naviguer en mer sur une plus grande distance il faut être titulaire de l’extension hauturière. Elle vous permet alors de naviguer sans limite de distance, mais attention la catégorie du navire sur lequel on navigue doit alors être adaptée à la zone de navigation.

Malgré l’extension hauturière on est toujours limité à la longueur de 24m pour le navire.

Pour les eaux intérieures l’extension « grande plaisance » du permis option « eaux intérieures » permet de conduire un bateau, quelle que soit sa taille, sur rivières, lacs ou canaux.
Sur les fleuves et canaux la limitation intervient sur la longueur totale du bateau (20 mètres).
La distance n’est plus un problème puisqu’on est toujours près de la rive. C’est la taille du bateau qui pose problème, pour le passage des écluses ou des ponts.

 

Depuis le 1 mai 2015 de nouvelles exigences en matière de sécurité sont apparues avec la nouvelle division 240.

La notion de chef de bord a été clairement définie.

Définition :
Le chef de bord est un membre de l’équipage responsable de la conduite du navire, de la tenue du journal de bord lorsqu’il est exigé, du respect des règlements et de la sécurité des personnes embarquées.

Autrement dît celui qui prend la barre du navire même si ce n’est pas le propriétaire devient automatiquement chef de bord et doit veiller au respect de l’application des règlements et des règles de sécurité.

Attention alors, si vous laissez barrer votre navire, soyez certain que la personne dispose de toutes les compétences requises.

 

L’embarcation.

La division 240 apparu en 2004 régissait les règles de sécurité applicables à la navigation de plaisance en mer sur des embarcations de longueur inférieure ou égale à 24 mètres.

Afin de mieux répondre aux exigences de sécurité et à l’évolution du matériel et des techniques la division 240 a évoluée dans sa nouvelle version.
Ce qu’il faut savoir:

La nouvelle règlementation met en relation la catégorie de conception d’un navire avec la zone où il peut naviguer et son matériel de sécurité nécessaire.
Pour mieux comprendre:

Depuis 1998, une réglementation européenne encadre les bateaux de plaisance qui doivent porter le marquage CE. Cette homologation impose le respect de certaines normes de construction et de sécurité. Pour ce faire, les bateaux sont classés en quatre catégories de conception, selon leurs aptitudes à affronter des conditions de navigation en fonction de la force du vent et de la hauteur des vagues.

 

Catégorie A « En haute mer » : pas de limite de vent, ni de hauteur de vagues
Bateaux conçus pour de grands voyages

Catégorie B « Au large » : maximum du vent admis force 8 et vagues de 4 m de hauteur maximum.
Bateaux conçus pour des voyages au large des côtes.

Catégorie C « A proximité de la côte » : maximum du vent admis force 6 et vagues de 2 m maximum.
Bateaux conçus pour des voyages à proximité des côtes et dans les grandes baies.

Catégorie D « En eaux protégées » : maximum du vent admis force 4 et vagues de 0,5 m maximum.
Bateaux conçus pour des voyages dans des eaux côtières protégées.

 

Ensuite la nouvelle division 240 établit de nouvelles zones de navigation par rapport à un abri.

  • La zone basique jusqu’à 2 milles notamment pour les embarcations non immatriculées.
  • La zone côtière de 2 à 6 milles.
  • La zone semi-hauturière de 6 à 60 milles.
  • La zone hauturière au-delà de 60 milles.

Pour chaque zone de navigation il a été défini un armement de sécurité minimum à embarquer. Avec ces changements, la liste de matériel de sécurité à embarquer diffère par rapport à ce que l’on exigeait avant et aussi selon la zone où l’on navigue.
Pour résumer:

On pourra naviguer avec un permis côtier et un bateau de catégorie D dans la zone basique et côtière jusqu’à des conditions climatiques définies par la catégorie D. Selon la zone la liste de l’armement embarqué sera différente.

Avec le permis côtier et un bateau de catégorie A, B, C la zone de navigation sera la même c’est-à-dire, la zone basique ou côtière, l’armement du navire dépendra de la zone, mais on pourra affronter des conditions de mer plus défavorables selon la catégorie du bateau.

Avec un permis côtier et l’extension hauturière on dispose de plus de choix.

Si l’on dispose d’un bateau de catégorie D, on peut naviguer dans toutes les zones sauf si l’on rencontre des vents supérieurs à force 4 ou des vagues de plus de 0.50m. Il faut donc être bien sûr de sa météo pour s’aventurer avec un bateau de catégorie D au-delà des 6 miles, sans risquer une procédure administrative si le temps change. L’équipement du bateau devra aussi être adapté à la zone ou l’on navigue.

De même avec un bateau de catégorie C. Il sera comme précédemment possible de naviguer en toute zone à la condition de ne pas subir des vents de plus de force 6 ou des vagues de plus de 2m. Là aussi, l’armement sera fonction de la zone de navigation et non pas de la catégorie du navire.

Toujours selon le même raisonnement, il n’est possible de naviguer en zone hauturière avec un navire de catégorie A que si seulement on dispose à bord de l’équipement de sécurité adapté à la zone.

 

On doit donc toujours prendre en compte pour naviguer en règle dans une zone les paramètres suivants : Le permis du chef de bord, la catégorie du navire, la zone de navigation, l’équipement de sécurité de la zone et la météo.
Pour ce qui concerne la VHF.

Depuis la nouvelle réforme le permis côtier suffit dans les eaux nationales à pouvoir utiliser une VHF portable. Cependant le CRR reste obligatoire dans les eaux internationales. Il est donc fortement recommandé de le posséder en cas de navigation coté Espagnol.

La VHF fixe à bord deviendra obligatoire à partir du 1er janvier 2017 pour les bateaux qui naviguent à plus de 6 milles en navigation semi-hauturière.

L’utilisation d’une VHF couplé à L’ASN permet d’automatiser une demande de secours en fournissant au CROSS l’identité du bateau, sa position si elle est couplé au GPS et la nature du sinistre. Elle offre l’avantage de pouvoir être mise en fonction instantanément et sans attendre de réponse de pouvoir agir sur le sinistre ou de quitter le navire.

 

Les conditions météorologiques.

La météo est un facteur primordial la sécurité en mer. Bien interpréter un bulletin avec les signes visibles est primordial.

Il est facile de s’informer par le net des prévisions à deux ou trois jours. Plusieurs sites offrent ce type d’information.

Il ne faut pas oublier aussi que le bulletin météo de la journée est toujours affiché à la capitainerie.

En mer le moyen le plus sûr d’être prévenu d’un changement de condition reste le canal de veille de la VHF. Le CROSS (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage) diffuse plusieurs bulletins météo à heure fixe sur un canal défini. Trois fois par jour le CROSS MED diffuse sur le canal 79 ses bulletins. Une expérimentation qui à débuté en 2014 permet aussi sur le canal 64 de la VHF, de recevoir toutes les 15 minutes les bulletins de la zone Languedoc-Roussillon depuis l’émetteur du Néoulous.

 

La technologie et les moyens de communications actuels permettent assurément de connaitre l’état de la mer sur un secteur donné. Pourtant, comme pour la météo terrestre ou des micros climats peuvent modifier des prévisions données, les conditions de navigations en bordure de côte peuvent être soumises à des paramètres locaux que l’on doit savoir analyser.

Dans tous les cas la connaissance de son secteur reste le meilleur atout pour naviguer en toute sécurité.


Nos poissons prennent leurs quartiers d’hiver

L’heure de la reproduction à enfin sonnée.

Nous sommes à la mi-novembre, et même si nous vivons une fin d’automne exceptionnelle, les températures de l’eau et de l’air ont bien baissé. Les journées sont plus courtes. Les poissons l’ont bien senti et ils commencent à regagner leurs quartiers d’hiver.

Récemment, les daurades ont quitté la lagune de Salses/Leucate pour rejoindre la mer. Au large, elles vont se reproduire et assurer ainsi la survie de l’espèce. Il y a quelque temps déjà qu’elles se sont regroupées en bancs pour sortir de la lagune. Comme elles, les loups ne vont pas tarder aussi. Depuis la fin de l’été, ils n’ont eu de cesse d’emmagasiner de la graisse pour se préparer à affronter les rigueurs de l’hiver.

Les loups (dicentrarchus labrax) ou bars en atlantique sont mieux adaptés aux variations de température. Ils attendent le moment et préparent eux aussi leur migration pour aller se reproduire. Les locaux le savent bien, et nombreux sont ceux à venir, tenter leur chance à la pêche au loup de nuit, aux sorties des graux du Barcares et de Leucate.

La reproduction du Loup.

Le corps des poissons est truffé de capteurs. Ils lui fournissent tout au long de l’année des informations sur les modifications liées à son l’environnement. Ils le renseignent ainsi sur la photo-période, cette combinaison des nombres d’heures de jour et de nuit, qui varie selon les saisons.

La photo-période est ensuite analysée par la glande pinéale ou épiphyse. C’est en quelque sorte le troisième œil des poissons.

Elle agit comme un intermédiaire entre les variations de la photo-période et l’activité sexuelle. Elle contribue à synchroniser les conditions physiques les plus favorables de l’environnement avec la période de reproduction.
Ainsi, lorsque les jours raccourcissent ou s’accroissent et que la photo-période varie, la glande pinéale va sécréter une hormone la mélatonine qui va influer sur le comportement du poisson. Certains vont se rassembler en banc comme les daurades pour migrer ensemble, d’autres vont préparer un nid, mais tous vont modifier leur comportement afin d’être prêt au moment venu, à la période du frai.

Pour la survie d’une espèce, il est essentiel que les jeunes naissent et soient sevrés au moment où les conditions naturelles sont les plus favorables. Ces périodes sont différentes selon les espèces.
Ainsi, la glande pinéale joue un rôle central dans la régulation du rythme biologique.
En plus de ce troisième œil, les poissons ont une ligne de capteurs (les neuromastes), bien visible sur les flancs. La moindre variation de courant, de pression, mais aussi de température, ne pourra passer inaperçue.
Si la température varie sensiblement et que la photo-période est en phase, c’est alors le déclenchement de la ponte.

Entre janvier et mars, les loups femelles vont choisir le meilleur moment pour libérer dans l’immensité de la Méditerranée leurs milliers d’œufs.

Trois cent milles œufs par kilo de son poids !

Durant la période de reproduction, les poissons s’affaiblissent et dépensent énormément d’énergie pour produire leurs œufs.
Le loup en méditerranée atteint sa maturité sexuelle aux alentours de ses trois ans. Il peut pondre jusqu’à trois cent mille œufs par kilo de son propre poids !
Certains spécimens d’une vingtaine d’années peuvent atteindre la taille d’un mètre et peser jusqu’à dix kilos. En résumé, plus un poisson est gros, plus il pond d’œufs et plus il assurera la survie de l’espèce.

Les tailles minimales de capture du loup sont de 25 cm en Méditerranée et 36 cm en Atlantique. La différence s’explique par des conditions plus favorables en Méditerranée qui font que les loups deviennent matures sexuellement plus rapidement.

Normalement la taille de capture doit permettre d’éviter de pêcher des individus qui n’ont pas encore reproduit. Cette réglementation présente malgré tout l’inconvénient de permettre la pêche des plus gros spécimens qui sont aussi ceux au plus fort potentiel de reproduction.

Après le frai, les œufs flottent dans la colonne d’eau. De nature pélagique, ils sont transportés au gré des courants. Ils éclosent en moyenne entre 120 et 130 heures après la ponte. Après avoir résorbé leur sac vitellin, les larves vont se nourrir du zoo-plancton présent et grandir rapidement. Elles sont malgré leur quantité importante du départ une source de nourriture pour tous les prédateurs environnants. Les juvéniles survivants vont ensuite vivre en banc de même taille dans les nurseries, principalement constituées par des herbiers de posidonie. Plus tard à l’âge adulte, ils vivront seul ou en petits groupes.

Afin de préserver la ressource de notre passion, nous autres pêcheurs, nous avons un devoir. Même si leur taille en permet la capture, mais que leurs ventres sont remplis d’œufs, relâcher ces femelles n’enlèvera rien au plaisir de notre pêche, mais garantira un peu plus la pérennité de l’espèce. Cependant, s’abstenir de pêcher le loup en période de reproduction reste la meilleure solution pour que demain, nos enfants eux aussi connaissent les plaisirs et sensations que procure cette pêche.