Le pageot

Le pageot commun.

Le pageot commun (Pagellus erythrinus) est une espèce appartenant à la famille des sparidés.

Le pageot commun - la pêche plaisir en Pays Catalan

Le pageot commun – Pagellus Erythrinus

Ce sparidé de couleur rose-gris, proche cousin de la daurade royale, possède une excellente réputation chez les pêcheurs en mer tant par ses qualités de combattant que pour le goût de sa chair.

Morphologie.

Taille:

Moyenne : 25 à 45 cm
Maximale : 60 cm

Le pageot est un poisson qui présente un corps ovale avec des flancs aplatis avec une allure quelque peu trapue en taille adulte. Sa bouche est relativement petite an rapport de son corps. Adulte il possède un front marqué. Sa robe du gris-rose au rosé peut être émaillée de filets bleu fluorescents, le rendant facilement identifiable par le pêcheur débutant.

Distribution.

Le pageot est un poisson des mers chaudes à tempérées. Il est très présent en Méditerranée mais on le trouve également en Mer Noire mais aussi en Atlantique.

Habitat.

C’est un habitué des postes relativement profonds, on le rencontre souvent entre 15 et 70 m.
Il aime les fonds sablonneux, rocheux, graveleux mais aussi vaseux où il prélève sa nourriture.

Comportement.

Poisson grégaire, le pageot vit en bancs plus ou moins importants en fonction de l’âge des individus qui le compose.
Il vit au petit large et rentre assez peu en terre. Seuls les jeunes Pageots s’approchent du bord de manière assez isolée.
Si les petits évoluent en compagnies très denses, les plus gros se déplacent en petits groupes.

Alimentation.

Le pageot est omnivore. Son régime alimentaire est assez varié.

Poisson fouisseur, il apprécie les fonds sableux dans lesquels il se plait à fouiller et filtrer le substrat où il prélève parmi la faune benthique présente, vers, petits crustacés, coquillages et mollusques.
Il se nourrit également d’algues, mais aussi de petits poissons et autres céphalopodes qui croisent son chemin.

Reproduction.

Le pageot est un hermaphrodite protogyne.
Ses tissus femelles sont fonctionnels avant ses tissus mâles. En d’autres termes, il nait femelle puis se transforme en mâle au cours de sa croissance.

La période de reproduction de situe de mai à août. Au cours de cette période le corps des pageots s’irise de pigments bleus.

La pêche du pageot.

Le pageot est un poisson recherché par les amateurs de pêche à soutenir en méditerranée. Malgré la méconnaissance relative de son espèce par la grande majorité des pêcheurs sportifs en mer qui lui préfère sa cousine daurade, les adeptes de ce noble poisson se gardent bien de ne pas dévoiler leurs spots de prédilection.

La pêche du pageot se pratique le plus généralement en bateau, en dérive ou au mouillage.

Une canne à buscle équipée d’un montage coulissant et d’un fluorocarbone de 22/100 est un bon compromis pour pêcher ce joli poisson. Les touches peuvent parfois être très fines en raison de la relative petite bouche de ce sparidé, il faut donc rester vigilent et ferrer à bon escient.

Si le pageot adulte peut être réceptif à certains leurres artificiels de type jigs ou madaïs, il est préférable de les agrémentés d’un morceau de crevette ou de calmar. Il reste cependant plus disposé à prendre directement sur un hameçon, un bel appât naturel, tel un ver, une gambas ou un petit calmar.

Une fois le poisson ferré, sa défense est reconnaissable de par ses coups de tête et offre généralement un beau combat pour les gros spécimens. Évoluant en banc, il n’est pas rare de faire des doublés et plus si l’on parvient à fixer les poissons sous le bateau.

Excellent poisson recherché pour sa chair fine, il ravit toute l’année les pêcheurs et les gourmets.

Le pageot Acarné ou Galet.

Le Galet ou pageot Acarné - La pêche plaisir en Pays Catalan

Le Pageot Acarné ou Galet – Pagellus Acarne

Proche cousin du pageot commun le pageot Acarné est très présent en méditerranée. En Catalogne il prend l’appellation de Galet.

Caractéristiques.

Le pageot Acarné peut atteindre une taille de 35 cm. Comme son cousin il à une forme générale plutôt élancée, fusiforme et comprimée latéralement.
Sa couleur générale est plus grise avec des reflets rosés et ses flancs sont plus clairs, voire argentés. La bosse de sa tête est d’un rose plus sombre.
Il est reconnaissable par la tache brune à la base haute de ses nageoires pectorales. Sa ligne latérale est claire et pratiquement droite.
Si ses nageoires sont translucides, à reflets rosâtres, certaines comme la dorsale, l’anale et la caudale peuvent être bordées d’orange sombre.

La bouche, orangée à l’intérieur, porte à l’avant, plusieurs rangées de petites dents et à l’arrière, plusieurs séries de molaires.

La maturité sexuelle est atteinte vers l’âge de 2 ans (entre 13 et 18 cm de longueur).
A l’inverse de son cousin commun, cette espèce est hermaphrodite protandre. D’abord mâle, elle deviendra femelle en atteignant une longueur de 17 à 29 cm, soit entre 2 et 7 ans.

Le pageot Bogavero ou daurade rose.

Le Pageot Bogavero ou dorade rose

La daurade rose est aussi appelée dans le langage courant, beau yeux ou bogue Ravelle.
Elle se différencie du pageot Acarné par une tache noire qui se situe en arrière de la tête.


Histoire de la pêche

Comme pour la chasse, l’histoire la pêche nous ramène aux fondements de notre évolution.

Pour se nourrir et subsister, l’homme apprit à cueillir, à chasser et à pêcher.

L'histoire de la peche à l'ère néolitique

Pendant cette longue évolution, il a d’abord essayé de capturer les poissons à la main.
Durant cette période, il  consommait du poisson seulement lorsque l’occasion se présentait.

La pêche comme activité nourricière vint par la suite, pendant la préhistoire, à l’ère du Paléolithique supérieur. L’homme a maintenant évolué, il chasse et pêche à vue.
De cette période, on a retrouvé quelques anciens outils de pêche. Des pointes à cran, taillées dans le silex puis en os qui ont armées les premières lances.

Ces armes font place ensuite à de véritables harpons réalisés en os ou en bois de renne.

Harpons préhistoriques en bois de rennesPhoto Kadath

La pratique de ces techniques primaires a perduré très longtemps dans certaines tribus.

Vint alors le moment où la technique de pêche se sépara à tous jamais de celle de la chasse.

L’homme ne frappe plus à vue. Il cherche à attirer sa proie grâce à un appât. Quelques 16000 ans avant notre ère, l’homme invente la ligne de pêche.

Nous sommes à l’ère du Néolithique, l’hameçon fait son apparition.

Les premières lignes très rudimentaires sont constituées de lianes, de racines ou de crin de cheval et intègrent dans leur prolongement les premiers rudiments d’hameçons qui s’avèrent n’être qu’un simple bâtonnet de bois ou d’os.

Avec l’âge de la pierre polie, l’hameçon se transforme en crochet. Il est sculpté ou travaillé dans un os d’ivoire ou dans le bois. Puis sous l’âge des métaux un peu avant notre ère et avant J.C, l’homme façonne le bronze. Il réalise ses premiers hameçons en métal qui ressemblent désormais aux nôtres. L’avènement du fer apportera ensuite la résistance nécessaire.
hamecons de l'âge de bronze

L’histoire semble octroyer aux égyptiens l’invention de la canne à pêche 2000 ans avant JC. Ils seraient aussi également à l’origine des premiers filets.

Plus tard, les grecs révolutionneront à leur tour la pêche. Ils seront les premiers à pêcher au mort manié afin de capturer des mérous en mer Égée.

La première mouche artificielle apparait dans les écrits pour la première fois au III ième siècle. L’écrivain romain Claudius Aélianus  en fait mention après avoir vu des pêcheurs Macédoniens, envelopper un hameçon de corne taillé avec de la laine écarlate et des plumes de coq pour leurrer et attraper le poisson.

Par la suite, la pêche comme activité de subsistance devient progressivement une activité commerciale puis de loisir.

En Europe, le premier traité de pêche “Treatyse of Fishung with an Angle” est imprimé en 1496 en Angleterre.  Il répertorie les poissons, le matériel de pêche, les appâts, les techniques et même quelques mouches.

En 1653 l’auteur anglais Izacc Walton publie “The Compleat Angler, or the Contemplative Man’s Recreation”, un recueil de conseils et d’astuces visant à faciliter la pêche de loisir.

En 1669 Colbert rédige en France une ordonnance réglementant les activités halieutiques autour des cours d’eau pour préserver la ressource.

Pendant la révolution, l’abolition du droit exclusif de la pêche en janvier 1793 provoque le pillage des rivières et étangs. La loi du 4 mai 1802 restitue au domaine public le droit exclusif de pêcher dans les rivières navigables et un avis du Conseil d’État de 1805 redonne aux propriétaires le droit de pêche dans les rivières non navigables.

La loi du 15 avril 1829 réglemente les droits d’usage, instaure la fonction de garde-pêches, réglemente le matériel de pêche, la taille et les espèces capturées.

On attribue la première canne de l’ère dite moderne en bambou refendu à Samuel PHILIPPE en 1860. Cette technique novatrice fut une mini révolution dans la pêche de loisir.

Au XX ième siècle les progrès technique de l’ère industrielle, font évoluer la pêche. Le moulinet à frein incorporé est inventé en 1913 et le moulinet à tambour fixe en 1930.

Le nylon est inventé en 1942 par Dupont de Nemours.

Les matériaux se modernisent et on voit apparaître des cannes en aciers ou en aluminium (Duralumin), matériaux qui très vite seront remplacés par la fibre de verre.

La canne en fibre de verre fut imaginée par le Dr Arthur M HOWALD, un américain, qui après avoir brisé le scion de sa canne eut l’idée d’en faire fabriquer une en fibre de verre liée avec de la résine.

C’est à un Français Mr DUBOIS à qui l’on doit la première canne de fibre de verre creuse. Son invention permit par la suite la conception des cannes télescopiques.

Les cannes en carbone se démocratisent plus tard au début des années 90 en profitant des avancées technologiques de l’aérospatiale. Un matériau qui combine souplesse, légèreté et résistance.

De nos jours les fabricants mélangent les différents matériaux et donnent aux cannes des applications spécifiques aux différentes techniques de pêche. (coup, bolognaise, bombette, anglaise, toc, mouche, lancer, soutenir, jigging, surfcasting, traine, etc)


Sainte Marie la mer

Caractéristiques du port:

Nombre de places : 437 (longueur maxi 13 m)
• 12 anneaux de passage

Coordonnées: Latitude 42°43’,4 N – Longitude 3°02’,4 E

Services proposés :

Eau et électricité aux pontons et à quai.
Bloc sanitaire sur le port ouvert 24h/24h.
Surveillance du port (vigiles en saison et vidéo), pontons verrouillés par grille.

Aire de carénage, calage sur bers, élévateur 15 tonnes
Parc clôturé avec une capacité de 100 bateaux stockés avec contrôle d’accès, et bornes d’alimentation en eau et électricité.
Wifi payant.

Gestionnaire:

SEML SAGAN
Port Sainte Marie,
66470 Sainte Marie la Mer
Téléphone : +33 (0)4 68 80 51 02
Fax : + 33(0)4 68 80 51 02
Email : info@portsaintemarie66.com
Site web : www.portsaintemarie66.com

Le port de Sainte Marie la Mer et le Mont Canigou

Histoire de la ville.

On trouve la première trace du village au XIe siècle en 1150 dans les écrits sous le nom de Santa Maria de Pabirans.
Le village sera désigné du nom de son église comme ce fut souvent le cas pour de nombreux villages à cette époque.
La station balnéaire de Sainte-Marie apparu quant à elle au XXe siècle vers les années 50 après l’assainissement des marécages. Son essor fut proportionnel à l’augmentation du tourisme.

De nos jours Sainte Marie la mer est une petite station balnéaire moins urbanisée que ses voisines mais particulièrement appréciée par les familles.
Au cœur de cette station familiale, son petit port offre à quelques encablures des grosses stations balnéaires un cadre de verdure encore un peu sauvage, mais doté d’équipements techniques modernes et performants.
Malgré un accès un peu limité avec une passe qui accuse un risque d’ensablement selon les fortes mers, le site offre malgré tout un confort très appréciable pour qui souhaite un petit port plein de charme.


Canet en Roussillon

Caractéristiques du port:

Nombre de places: 1 300
• postes d’amarrage de 4.50 à 35m..
• Emplacements spéciaux pour catamarans sur pontons

Profondeurs: jetées extérieures 4,5 m, avant-port 4 m, port principal 3,5 m, bassins Corbieres et honneur 3,5 m, Marinas 2,5m.

Feux d’entrée port.
Visibilité 5 M
• Jetée Sud : Feu rouge à occultations régulières 3 éclats en 12s
• Jetée Nord : Feu vert 3 éclats en 12s.

Coordonnées:  Latitude 03°02’18’’ E – Longitude 42°42’42’’ N

Services proposés :

Eau et électricité à quai : 220 v – 6 ampères
5 blocs sanitaires, wc, douches et bacs à lave.
Laverie

Wifi.
Surveillance du port, surveillance de nuit, pontons vérouillés par grille.
Manutentions, grue 3 t, élévateurs 35 t, 50 t et 200 t, et slipway de 80 t
3 cales de halage, darses de 6 et 12 m de large.
Aire de carénage de 13 000 m².

Station carburant (SP95, SP95 détaxé, diesel, diesel détaxé) 24 h/ 24 automate.
Gardiennage à terre et à flot, conteneurs sélectifs,
Pompes eaux noires et fond de cale.
S.N.S.M. Vedette de 2ème Classe SNS 233 “La Canétoise III 04.68.80.68.88
Shipchandlers.

Labels: Ports propres, Pavillon bleu

Gestionnaire :

Société Publique Locale Sillages
Parking Ajaccio – Port de Canet
BP 210 – 66141 Canet-en-Roussillon cedex
Téléphone : +33 (0)4 68 86 72 73
Fax : +33 (0)4 68 86 72 72
Email : capitainerie@sillages.fr
Site web : www.port-de-canet.com

 

Le port de Canet en Roussillon et sa longue plage de sable fin

Histoire de la ville.

C’est avant l’An mille que le premier château de Canet fut édifié, à l’intérieur des terres sur une hauteur naturelle, artificiellement surélevée. Les abords de la plage étaient dangereux à cause des incursions de pirates barbares.
La ville de Canet était alors entouré de solides murailles de plus de 6 mètres de haut, flanquées de 14 tours.
Un riche passé souvent méconnu mais dont il reste encore aujourd’hui quelques traces visibles.
Peu à peu, le village s’agrandira sous la protection du donjon seigneurial et prospérera, tout comme Perpignan dans son rôle de capitale des comtes du Roussillon dont il était le port naturel.

Le déclin du Roussillon et de Canet va ensuite s’amorcer avec la disparition du royaume de Majorque (1272-1344).
La bourgade va alors subir de plein fouet les foudres de la politique locale. De 1398 jusqu’à 1422, Collioure fut déclarée seul port roussillonnais habilité au débarquement de marchandises. Et bien que le village eut d’autres sources de revenus, cela provoqua lentement son déclin. Sa démographie va chuter rapidement tout comme son activité.
La guerre franco-espagnole qui prit fin en 1659 consomma définitivement la ruine du village. L’activité de la plage cessa progressivement et les salins furent abandonnés, laissant place à une zone de marécages pestilentiels. Vers la fin du XIIIème siècle, la population était tombée à moins de 200 habitants.

Canet connu un renouveau à partir du siècle suivant grâce à l’assèchement des marais, puis à l’extension du vignoble.

Mais c’est surtout avec la construction du tramway au début des années 1900 et la mode des bains de mer que Canet va renaître de ses cendres. Ce nouveau moyen de transport permet aux Perpignanais de venir sur la grande plage, dès le retour des beaux jours. Les premières constructions en dur voient le jour le long du rivage puis avec son casino, Canet-plage se voit décerner le titre de première station balnéaire du département. Ensuite, les congés payés et l’explosion touristique de l’après-guerre promurent Canet au rang de station balnéaire de renom, au détriment de ses activités traditionnelles, agriculture et pêche.

Les années soixante dessinèrent définitivement les lignes architecturales de la station. Ici ou là on peut encore apercevoir entre deux immeubles modernes quelques magnifiques “Canétoises” qui nous rappellent des souvenirs du temps passé.
De nos jours la ville et son port de plaisance offrent un véritable confort et une réelle tranquillité aux plaisanciers, à deux pas de toutes les commodités…


Cadre législatif de l’encadrement de l’activité physique et sportive de la pêche

En France si l’enseignement professionnel de la pêche de loisir est encadré par un brevet d’état délivré par le ministère de la ville, de la jeunesse et des sports, d’autres textes et arrêtés encadrent l’exercice de cette activité physique et sportive.

Réglementation en vigueur pour la branche professionnelle:

Code de l’Éducation (version consolidée au 26 février 2016).

Deuxième partie : Les enseignements scolaires :

Livre III : L’organisation des enseignements scolaires :

Titre VI : Les enseignements préparant aux professions artistiques et sportives :

Chapitre III : Les formations et les professions des activités physiques et sportives.
Article L. 363-1 : Modifié par Ordonnance n° 2006-596 2006-05-23 art. 4 2° JORF du 25 mai 2006:
“Les règles relatives aux conditions d’enseignement, d’animation ou d’encadrement des activités physiques et sportives sont définies au titre Ier du livre II du Code du sport.”

 

Code du sport : Législation 

Livre II : ACTEURS DU SPORT

Titre Ier : FORMATION ET ENSEIGNEMENT :

Chapitre II : Enseignement du sport contre rémunération :

Section 1 : Obligation de qualification :

Article L. 212-1 :

Au I. : “Seuls peuvent, contre rémunération, enseigner, animer ou encadrer une activité physique ou sportive ou entraîner ses pratiquants, à titre d’occupation principale ou secondaire, de façon habituelle, saisonnière ou occasionnelle, sous réserve des dispositions du quatrième alinéa du présent article et de l’article L. 212-2 du présent Code, les titulaires d’un diplôme, titre à finalité professionnelle ou certificat de qualification :
1° Garantissant la compétence de son titulaire en matière de sécurité des pratiquants et des tiers dans l’activité considérée ;
2° Et enregistré au Répertoire National des Certifications Professionnelles dans les conditions prévues au II de l’article L. 335-6 du Code de l’Éducation.”

Article L. 212-8 :

 “Est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende le fait pour toute personne :
1° D’exercer contre rémunération l’une des fonctions de professeur, moniteur, éducateur, entraîneur ou animateur d’une activité physique ou sportive ou de faire usage de ces titres ou de tout autre titre similaire sans posséder la qualification requise au I de l’article L. 212-1 ou d’exercer son activité en violation de l’article L. 212-7 sans avoir satisfait aux tests auxquels l’autorité administrative l’a soumise.
2° D’employer une personne qui exerce les fonctions mentionnées au premier alinéa de l’article L. 212-1 sans posséder la qualification requise ou d’employer un ressortissant d’un État membre de la Communauté européenne ou d’un État partie à l’accord sur l’Espace économique européen qui exerce son activité en violation de l’article L. 212-7 sans avoir satisfait aux tests auxquels l’autorité administrative l’a soumis.”

 

Code du sport : Règlementation

Décrets : Livre II : ACTEURS DU SPORT :

Titre 1er : FORMATION ET ENSEIGNEMENT :

Chapitre II : Enseignement du sport contre rémunération :

Section 1 : Obligation de qualification :

Sous-section 1 : Dispositions générales :

Paragraphe 1 : Principes :

Article R. 212-1 :
“Un diplôme, titre à finalité professionnelle ou certificat de qualification garantit la compétence de son titulaire en matière de sécurité des pratiquants et des tiers au sens de l’article L. 212-1 dans une activité physique ou sportive considérée ou dans un ensemble d’activités de même nature relatives à un public spécifique, s’il atteste dans son règlement que son titulaire :
1° Est capable de mobiliser les connaissances techniques et pédagogiques propres à l’activité considérée et de maîtriser les techniques de sa pratique dans des conditions assurant la sécurité des pratiquants et des tiers ;
2° Maîtrise les comportements à observer et les gestes à exécuter en cas d’incident ou d’accident.”

Article R. 212-2
“La liste des diplômes, titres à finalité professionnelle ou certificats de qualification remplissant les conditions prévues à l’article L. 212-1 est arrêtée par le ministre chargé des sports.
La liste mentionne, pour chacune des options, mentions ou spécialités de chaque diplôme, titre à finalité professionnelle ou certificat de qualification, ses conditions d’exercice.”

Article R. 212-3
“Pour les diplômes ou titres à finalité professionnelle délivrés au nom de l’État par des établissements placés sous la tutelle du ministre chargé de l’enseignement supérieur, ainsi que pour ceux délivrés par le Ministre chargé de l’agriculture ou le Ministre chargé des sports, les conditions d’exercice sont établies par les ministres de tutelle.”
“La conformité à l’article L. 212-1 du présent Code, des diplômes ou titres à finalité professionnelle mentionnés à l’alinéa précédent est vérifiée par chacun des Ministres de tutelle. Ces diplômes ou titres sont inscrits sur la liste prévue à l’article R. 212-2 du présent code après information de la commission professionnelle consultative créée sur le fondement des articles D. 335-33 à D. 335-37 du Code de l’Éducation.
Pour les autres diplômes, titres à finalité professionnelle ou certificats de qualification, l’inscription sur la liste précitée est soumise à l’avis de la même commission.”

 

Ordonnance n° 2006-596 du 23/05/2006 relative à la partie législative du Code du sport :

NOR: MJSX0600023R :

Article 9 ;
Pour l’application de l’article L. 212-1 du Code du sport, et dans la période qui précède l’inscription des diplômes, titres à finalité professionnelle ou certificats de qualification sur la liste mentionnée au III dudit article, qui ne peut excéder le 30 août 2007, restent en vigueur les dispositions résultant des trois premiers alinéas de l’article 43 de la loi n° 84-610 du 16 juillet 1984 relative à l’organisation et à la promotion des activités physiques et sportives, dans leur rédaction issue de l’article 24 de la loi n° 92-652 du 13 juillet 1992 modifiant la loi n° 84-610 du 16 juillet 1984 relative à l’organisation et à la promotion des activités physiques et sportives et portant diverses dispositions relatives à ces activités, rappelées ci-dessous :

” Nul ne peut enseigner, encadrer ou animer contre rémunération une activité physique ou sportive, à titre d’occupation principale ou secondaire, de façon régulière, saisonnière ou occasionnelle, ni prendre le titre de professeur, moniteur, éducateur, entraîneur ou tout autre titre similaire, s’il n’est titulaire d’un diplôme inscrit, en fonction du niveau de formation auquel il correspond et des professions auxquelles il donne accès, sur une liste d’homologation des diplômes des activités physiques et sportives.”

MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DES SPORTS

Décret no 2009-1116 du 15 septembre 2009 pris pour l’application des dispositions de l’article L. 212-7 du code du sport

NOR : SJSF0823627D

Le premier ministre, sur le rapport de la ministre de la santé et des sports,
Vu la directive 2005/36/CE du Parlement européen et du Conseil du 7 septembre 2005 relative à la
reconnaissance des qualifications professionnelles ;
Vu le code du sport, notamment ses articles L. 212-1, L. 212-7 et L. 212-11 ;
Vu l’ordonnance no 2008-507 du 30 mai 2008 portant transposition de la directive 2005/36/CE du Parlement européen et du Conseil du 7 septembre 2005 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles, notamment son article 1er ;
Le Conseil d’État (section de l’intérieur) entendu,

Décrète :

Art. 1. − A l’article R. 212-84 du code du sport, les mots : “d’une commission comprenant des représentants de l’administration, des employeurs et des personnels techniques et dont l’organisation est fixée par arrêté du ministre chargé des sports” sont remplacés par les mots : “de la commission de reconnaissance des qualifications, dont la composition, comprenant notamment des représentants de l’administration, des employeurs et des personnels techniques, et l’organisation sont fixées par arrêté du ministre chargé des
sports.”

Art. 2. − La section 2 du chapitre II du titre Ier du livre II du code du sport (partie réglementaire) est
remplacée par les dispositions suivantes :

– Section 2 –
Obligation de déclaration d’activité

Sous-section 1
Personnes titulaires des diplômes, titres à finalité professionnelle ou certificats de qualification requis Art. R. 212-85.

− Toute personne désirant exercer l’une des fonctions mentionnées à l’article L. 212-1 et titulaire des diplômes, titres à finalité professionnelle ou certificats de qualification inscrits sur la liste arrêtée par le ministre chargé des sports prévue à l’article R. 212-2 doit en faire préalablement la déclaration au préfet du département dans lequel elle compte exercer son activité à titre principal.
– La déclaration est renouvelée tous les cinq ans. Le préfet est informé de tout changement de l’un quelconque des éléments qui y figurent.
– Les pièces nécessaires à la déclaration d’activité et à son renouvellement sont fixées par arrêté du ministre chargé des sports.

Art. R. 212-86.
− Le préfet, après avoir accusé réception de la déclaration mentionnée à l’article R. 212-85 dans le mois qui suit son dépôt, délivre une carte professionnelle d’éducateur sportif à tout déclarant titulaire d’un diplôme, titre à finalité professionnelle ou certificat de qualification inscrit sur la liste prévue à l’article R. 212-2, à l’exclusion des personnes ayant fait l’objet de l’une des condamnations ou mesures mentionnées aux articles L. 212-9 et L. 212-13.
– La carte professionnelle porte mention du diplôme, titre à finalité professionnelle ou certificat de qualification et les conditions d’exercice afférentes à chaque certification.

Carte professionnelle d'exercice du moniteur-guide de peche en France

– La carte professionnelle est retirée de façon temporaire ou permanente à toute personne ayant fait l’objet d’une des condamnations ou mesures mentionnées aux articles L. 212-9 et L. 212-13.

Art. R. 212-87.
− Toute personne suivant une formation préparant à un diplôme, un titre à finalité professionnelle ou un certificat de qualification inscrit sur la liste arrêtée par le ministre chargé des sports prévue à l’article R. 212-2 qui souhaite exercer l’une des fonctions mentionnées au premier alinéa de l’article L. 212-1 doit en faire préalablement la déclaration au préfet du département dans les conditions mentionnées à l’article R. 212-85.
– Le préfet délivre une attestation de stagiaire.

Sous-section 2

Ressortissants d’un État membre de la Communauté européenne ou d’un autre État partie à l’accord sur l’Espace économique européen souhaitant s’établir en France

Art. R. 212-88.
− Tout ressortissant d’un État membre de la Communauté européenne ou d’un autre État partie à l’accord sur l’Espace économique européen qualifié pour y exercer tout ou partie des activités dans les fonctions mentionnées à l’article L. 212-1 conformément aux conditions mentionnées à l’article R. 212-90 et qui souhaite s’établir sur le territoire national à cet effet doit en faire préalablement la déclaration au préfet du département dans lequel il compte exercer son activité à titre principal.
– Toutefois, lorsque la déclaration porte sur une activité s’exerçant en environnement spécifique au sens des dispositions de l’article L. 212-7, le préfet compétent est précisé par arrêté du ministre chargé des sports.
– La déclaration est renouvelée tous les cinq ans. Le préfet est informé de tout changement de l’un quelconque des éléments qui y figurent.
– Le déclarant justifie de la connaissance de la langue française exigée par l’article 1er de l’ordonnance no 2008-507 du 30 mai 2008 portant transposition de la directive 2005/36/CE du Parlement européen et du Conseil du 7 septembre 2005 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles, en particulier afin de garantir l’exercice en sécurité des activités physiques et sportives et sa capacité à alerter les secours.
– Les pièces nécessaires à la déclaration d’activité et à son renouvellement sont fixées par arrêté du ministre chargé des sports.

Art. R. 212-89.
− Le préfet, après avoir accusé réception de la déclaration mentionnée à l’article R. 212-88 dans le mois qui suit son dépôt, délivre une carte professionnelle d’éducateur sportif au déclarant dont les qualifications professionnelles répondent aux conditions de reconnaissance mentionnées à l’article R. 212-90, à l’exclusion des personnes ayant fait l’objet de l’une des condamnations ou mesures mentionnées aux articles L. 212-9 et L. 212-13.
– La carte professionnelle permet au déclarant d’exercer son activité sur le territoire national dans les mêmes conditions que les titulaires des diplômes, titres à finalité professionnelle ou certificats de qualification inscrits sur la liste arrêtée par le ministre chargé des sports prévue à l’article R. 212-2.
– La carte professionnelle porte mention des conditions d’exercice afférentes à la qualification professionnelle du déclarant attestée conformément au 1o, au 2o, au 3o ou au 4o de l’article R. 212-90 pour tout ou partie des activités dans les fonctions mentionnées à l’article L. 212-1.
– La carte professionnelle est retirée de façon temporaire ou permanente à toute personne ayant fait l’objet d’une des condamnations ou mesures mentionnées aux articles L. 212-9 ou L. 212-13.

Art. R. 212-90.
− Est réputé satisfaire à l’obligation de qualification requise pour exercer tout ou partie des activités dans les fonctions mentionnées à l’article L. 212-1 tout ressortissant d’un État membre de la Communauté européenne ou d’un autre État partie à l’accord sur l’Espace économique européen qui se trouve dans l’une des situations suivantes :

  1. Être titulaire d’une attestation de compétences ou d’un titre de formation prescrit et délivré par l’autorité compétente d’un État membre de la Communauté européenne ou d’un autre État partie à l’accord sur l’Espace économique européen dans lequel l’accès à l’activité ou son exercice est réglementé et qui atteste, pour tout ou partie des activités dans les fonctions mentionnées à l’article L. 212-1, d’un niveau de qualification au moins équivalent au niveau immédiatement inférieur à celui requis sur le territoire national, au sens de l’article 11 de la directive 2005/36/CE du Parlement européen et du Conseil du 7 septembre 2005 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles.
  2. Justifier avoir exercé l’activité, dans un État membre de la Communauté européenne ou un autre État partie à l’accord sur l’Espace économique européen qui ne réglemente pas l’accès à l’activité ou son exercice, à temps plein pendant deux ans au moins au cours des dix années précédentes ou pendant une durée équivalente en cas d’exercice à temps partiel et être titulaire d’une ou plusieurs attestations de compétences ou d’un ou plusieurs titres de formation délivrés par l’autorité compétente d’un de ces États attestant la préparation à l’exercice de l’activité pour tout ou partie des activités dans les fonctions mentionnées à l’article L. 212-1 ainsi qu’un niveau de qualification au moins équivalent au niveau immédiatement inférieur à celui requis sur le territoire national, au sens de l’article 11 de la directive 2005/36/CE du Parlement européen et du Conseil du 7 septembre 2005 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles.
  3. Être titulaire d’un titre attestant un niveau de qualification au moins équivalent au niveau immédiatement inférieur à celui requis sur le territoire national au sens de l’article 11 de la directive 2005/36/CE du Parlement européen et du Conseil du 7 septembre 2005 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles délivré par l’autorité compétente d’un État membre de la Communauté européenne ou d’un autre État partie à l’accord sur l’Espace économique européen qui ne réglemente pas l’accès à l’activité ou son exercice, sanctionnant une formation réglementée visant spécifiquement l’exercice de tout ou partie des activités dans les fonctions mentionnées à l’article L. 212-1 et consistant en un cycle d’études complété, le cas échéant, par une formation professionnelle, un stage professionnel ou une pratique professionnelle.
  4. Être titulaire d’un titre acquis dans un État tiers et admis en équivalence dans un État membre de la Communauté européenne ou un autre État partie à l’accord sur l’Espace économique européen qui réglemente l’exercice de l’activité et justifier avoir exercé cette activité pendant au moins deux ans dans cet État.

Art. R. 212-90-1.
− Pour l’exercice de tout ou partie des activités dans les fonctions mentionnées à l’article L. 212-1, la qualification professionnelle du déclarant, attestée conformément au 1, au 2, au 3 ou au 4 de l’article R. 212-90, est regardée comme présentant une différence substantielle avec la qualification professionnelle requise sur le territoire national, lorsque la formation du déclarant n’est pas de nature à garantir la sécurité des pratiquants et des tiers.
– Lorsque le préfet estime qu’il existe une différence substantielle et après avoir vérifié que cette différence n’est pas entièrement couverte par les connaissances acquises par le déclarant au cours de son expérience professionnelle, il saisit pour avis la commission de reconnaissance des qualifications dans le délai mentionné à l’article R. 212-89.
– Dans le délai d’un mois à compter de sa saisine, la commission se prononce sur l’existence d’une différence substantielle et propose, le cas échéant, au préfet, si elle estime que les connaissances acquises par le déclarant au cours de son expérience professionnelle ne sont pas de nature à couvrir, en tout ou partie, la différence substantielle constatée, de soumettre celui-ci à une épreuve d’aptitude ou à un stage d’adaptation d’une durée maximum de trois ans, dont elle propose les modalités, en fonction de la différence substantielle constatée et des connaissances acquises par le déclarant au cours de son expérience professionnelle. Après avoir pris connaissance de l’avis de la commission, le préfet peut exiger que le déclarant choisisse soit de se soumettre à une épreuve d’aptitude, soit d’accomplir un stage d’adaptation, dont il précise les modalités, en fonction de la différence substantielle constatée et des connaissances acquises par le déclarant au cours de son expérience professionnelle. Le déclarant fait connaître son choix entre l’épreuve d’aptitude et le stage d’adaptation dans un délai d’un mois.
– Pour les activités s’exerçant en environnement spécifique au sens des dispositions de l’article L. 212-7, la commission, avant d’émettre son avis, saisit pour avis, lorsqu’ils existent, les organismes de concertation spécialisés. Après s’être prononcée sur l’existence d’une différence substantielle, la commission propose, le cas échéant, au préfet, par dérogation au droit d’option ouvert au déclarant entre l’épreuve d’aptitude et le stage d’adaptation et pour des motifs tenant à la sécurité des personnes, de soumettre le déclarant à une épreuve d’aptitude. Après avoir pris connaissance de l’avis de la commission, le préfet peut exiger que le déclarant se soumette à une épreuve d’aptitude.
– Un arrêté du ministre chargé des sports détermine, pour chacune des activités s’exerçant en environnement spécifique, les critères d’appréciation de la différence substantielle, le programme, les modalités d’organisation et d’évaluation de l’épreuve d’aptitude et établit la liste des établissements dans lesquels elle est organisée. La commission propose et le préfet détermine celles des matières du programme sur lesquelles le déclarant est testé, en fonction de la différence substantielle constatée et des connaissances acquises par celui-ci au cours de son expérience professionnelle.

Art. R. 212-90-2.
− La décision du préfet de délivrer une carte professionnelle intervient dans un délai de trois mois à compter de la présentation du dossier complet du déclarant. Ce délai peut être prorogé d’un mois, par décision motivée.
– Dans le cas où le préfet décide de ne pas délivrer de carte professionnelle ou de soumettre le déclarant à une épreuve d’aptitude ou de lui faire accomplir un stage d’adaptation, cette décision est motivée.

Art. R. 212-91.
− Les activités s’exerçant en environnement spécifique au sens des dispositions de l’article L. 212-7 sont :

  1. Le ski et ses dérivés
  2. L’alpinisme
  3. La plongée subaquatique
  4. Le parachutisme
  5. La spéléologie

Sous-section 3

Ressortissants d’un État membre de la Communauté européenne ou d’un autre Etat partie à l’accord sur l’Espace économique européen souhaitant exercer dans le cadre d’une prestation de services.

Art. R. 212-92.
− Sous réserve d’avoir adressé au préfet une déclaration dans les conditions prévues au présent article, peuvent exercer sur le territoire national tout ou partie des activités dans les fonctions mentionnées à l’article L. 212-1, à titre temporaire et occasionnel et sans y être établis, les ressortissants d’un État membre de la Communauté européenne ou d’un autre État partie à l’accord sur l’Espace économique européen légalement établis dans l’un de ces États pour y exercer les mêmes activités et qui, le cas où ni ces activités ni la formation y conduisant n’y sont réglementées, les ont exercées dans cet État pendant au moins deux années au cours des dix années précédant la prestation.
– Le préfet compétent est celui du département où le déclarant compte fournir la majeure partie de la prestation. Toutefois, lorsque la déclaration porte sur les activités s’exerçant en environnement spécifique au sens des dispositions de l’article L. 212-7, le préfet compétent est précisé par arrêté du ministre chargé des sports.
– La déclaration est renouvelée tous les ans. Le préfet est informé de tout changement de l’un quelconque des éléments qui y figurent.
– Le déclarant justifie de la connaissance de la langue française exigée par l’article 1er de l’ordonnance no 2008-507 du 30 mai 2008 portant transposition de la directive 2005/36/CE du Parlement européen et du Conseil du 7 septembre 2005 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles, en particulier afin de garantir l’exercice en sécurité des activités physiques et sportives et sa capacité à alerter les secours.
– Par cette déclaration est satisfaite l’obligation que l’article L. 322-3 impose aux employeurs en tant que responsables des établissements où sont pratiquées une ou des activités physiques et sportives dès lors que ceux-ci n’ont pas leur établissement principal en France.
– Les pièces nécessaires à la déclaration de la première prestation et à son renouvellement sont fixées par arrêté du ministre chargé des sports.

Art. R. 212-93.
− Lors de la première prestation, le préfet peut, aux fins d’éviter des dommages graves pour la sécurité des bénéficiaires de la prestation de service, procéder à une vérification préalable des qualifications professionnelles du prestataire.
– Dans le mois qui suit la réception du dossier de déclaration, le préfet notifie au prestataire, selon le cas :

  1. Le cas échéant, une demande motivée d’informations complémentaires ainsi que le délai supplémentaire rendu nécessaire avant l’expiration duquel il l’informera de sa décision, en tout état de cause avant la fin du deuxième mois qui suit la réception du complément d’informations.
  2. Dans le cas où il ne procède pas à la vérification des qualifications, un récépissé de déclaration de prestation de services qui lui permet d’exercer son activité sur le territoire national dans les mêmes conditions que les titulaires des diplômes, titres à finalité professionnelle ou certificats de qualification inscrits sur la liste arrêtée par le ministre chargé des sports prévue à l’article R. 212-2.
  3. Dans le cas où il procède à la vérification des qualifications, sa décision, soit de lui délivrer le récépissé mentionné au 2o, soit de le soumettre à une épreuve d’aptitude lorsque cette vérification fait ressortir qu’il existe entre ses qualifications professionnelles et les qualifications professionnelles requises sur le territoire national une différence substantielle de nature à nuire à la sécurité des bénéficiaires de la prestation de services, afin de vérifier si les connaissances qu’il a acquises au cours de son expérience professionnelle sont de nature à couvrir cette différence.

– Dans tous les cas, la prestation de services doit pouvoir intervenir dans les trois mois suivant la réception du dossier de déclaration complet.
– En l’absence de réponse dans les délais ci-dessus mentionnés, le prestataire est réputé exercer légalement son activité sur le territoire national.

Art. R. 212-94.
− Les activités s’exerçant en environnement spécifique au sens des dispositions de l’article L. 212-7 sont mentionnées à l’article R. 212-91.
– Un arrêté du ministre chargé des sports détermine, pour chacune des activités s’exerçant en environnement spécifique, les critères d’appréciation de la différence substantielle, le programme, les modalités d’organisation et d’évaluation de l’épreuve d’aptitude mentionnée à l’article R. 212-93 et établit la liste des établissements dans lesquels elle est organisée. Le préfet détermine celles des matières du programme sur lesquelles le déclarant est testé, en fonction de la différence substantielle constatée. »

Art. 3. − La ministre de la santé et des sports et la secrétaire d’État chargée des sports sont chargées, chacune en ce qui la concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 15 septembre 2009.

FRANÇOIS FILLON
Par le Premier ministre :
La ministre de la santé et des sports,
ROSELYNE BACHELOT-NARQUIN
La secrétaire d’État chargée des sports,
RAMA YADE

 

MINISTÈRE DE L’ÉCOLOGIE, DU DÉVELOPPEMENT DURABLE ET DE L’ÉNERGIE

Décret no 2015-454 du 21 avril 2015 relatif à la qualification de gens de mer et de marins

NOR : DEVT1416706D

Publics concernés: personnes salariées ou non exerçant une activité professionnelle à bord d’un navire.

Objet: Détermination des personnes qualifiées de marins, de gens de mer autres que marins et celles ne relevant pas des gens de mer.

Notice: Le code des transports définit les gens de mer comme “toutes personnes salariées ou non salariées exerçant à bord d’un navire une activité professionnelle à quelque titre que ce soit” et les marins comme “les gens de mer salariés ou non salariés exerçant une activité directement liée à l’exploitation du navire”.

Le décret a pour objet de déterminer les catégories de personnels qualifiés de marins, de gens de mer autres que marins et ceux ne relevant pas des gens de mer, en fonction du caractère occasionnel de leur activité à bord, de la nature ou de la durée de leur embarquement.

Références: le décret est pris pour l’application de l’article 22 de la loi no 2013-619 du 16 juillet 2013 portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne dans le domaine du développement durable. Il peut être consulté sur le site Légifrance (http://www.legifrance.gouv.fr).

Le Premier ministre, sur le rapport de la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, Vu la convention du travail maritime 2006 de l’Organisation internationale du travail, notamment son article II, adoptée à Genève le 7 février 2006, publiée par le décret no 2014-615 du 13 juin 2014;

Vu la directive 2009/13/CE du Conseil du 16 février 2009 portant mise en œuvre de l’accord conclu par les Associations des armateurs de la Communauté européenne (ECSA) et la Fédération européenne des travailleurs des transports (ETF) concernant la convention du travail maritime 2006, et modifiant la directive 1999/63/CE;

Vu le code des transports, notamment ses articles L. 5511-1 et L. 5611-4;

Vu le décret no 84-810 du 30 août 1984 modifié relatif à la sauvegarde de la vie humaine, à l’habitabilité à bord des navires et à la prévention de la pollution;

Vu la consultation des organisations syndicales représentatives des gens de mer et des organisations représentatives d’employeurs de gens de mer en date du 14 mai 2014 et du 8 juillet 2014;

Le Conseil d’État (section sociale) entendu, décrète:

Art. 1. – Le livre V de la cinquième partie du code des transports est complété par les dispositions suivantes:

– TITRE Ier

– DÉFINITIONS ET DISPOSITIONS GÉNÉRALES

– CHAPITRE Ier

– Définition

– Section 1

– Marins
Art. R. 5511-1.
– L’exploitation à bord comporte, pour l’application du 3o de l’article L. 5511-1, les activités professionnelles relatives à la marche, à la conduite ou à l’entretien ainsi que celles qui sont nécessaires pour assurer l’ensemble des fonctionnalités du navire.
Art. R. 5511-2.
– Sont réputées figurer au nombre des marins, au sens du 3 de l’article L. 5511-1, les personnes exerçant l’une des activités ou fonctions mentionnées ci-après:

1 – A bord de l’ensemble des navires:

a) Préparation ou service des repas pour les gens de mer;
b) Hydrographe;
c) Pilotage maritime;
d) Lamanage;
e) Médecin ou infirmier, lorsque l’embarquement est exigé par la réglementation maritime;

2 – A bord des navires à passagers et des navires de plaisance à utilisation commerciale, au sens du décret no 84-810 du 30 août 1984 relatif à la sauvegarde de la vie humaine, à l’habitabilité à bord des navires et à la prévention de la pollution:

a) Propreté;
b) Hôtellerie, restauration;
c) Vente;
d) Accueil des passagers;
e) Écrivain de bord;

3 – A bord des navires affectés à l’exploitation de parcelles concédées sur le domaine public maritime nécessitant une navigation totale de trois milles ou plus: les personnels armant ces navires.

– Section 2

– Gens de mer
La présente section ne comprend pas de disposition réglementaire.

– Section 3

– Gens de mer autres que marins
Art. R. 5511-3.
– Ne relèvent pas du 3 de l’article L. 5511-1, à bord des navires d’exploration et d’exploitation, les personnels qui préparent ou servent les repas aux personnels employés dans l’une des activités suivantes:

a) Installations et constructions d’unités de productions sous-marines;
b) Forage de puits, champs pétroliers ou gaziers;
c) Plates-formes, îles artificielles, ouvrages ou installations en mer.

Art. R. 5511-4.
– Ne relèvent pas du 3 de l’article L. 5511-1 les agents employés par les entreprises privées de protection des navires et titulaires d’une carte professionnelle délivrée par le Conseil national des activités privées de sécurité.

– Section 4

– Personnels autres que gens de mer
Art. R. 5511-5.
– Ne relèvent pas du 4 de l’article L. 5511-1 les personnels exerçant une activité professionnelle à bord d’un navire dans l’un des cas suivants:

  1. Lorsqu’ils travaillent exclusivement à bord d’un navire à quai ou au mouillage;
  2. Lorsqu’ils exercent l’une des activités suivantes:

    a) Observateurs des pêches ou de la faune et de la flore marine;
    b) Représentants de l’armateur ou des clients;
    c) Interprètes;
    d) Photographes;
    e) Journalistes;
    f) Chercheurs;
    g) Artistes, mannequins ou autres professionnels de la culture;
    h) Majordomes;
    i) Chefs gastronomiques;
    j) Ministres du culte;
    k) Activités relatives au bien-être ou au sport;

  3. Employés des passagers;
  4. Personnels autres que chercheurs et les hydrographes lorsqu’ils participent aux missions de recherche à bord des navires affectés à des activités de recherche océanographique ou halieutique, dont la liste est fixée par un arrêté du ministre chargé de la mer et du ministre chargé de la recherche;
  5. Personnels ouvriers, techniciens ou ingénieurs à bord des navires affectés à des activités d’exploration ou d’exploitation mentionnés à l’article R. 5511-3;
  6. Personnels dispensant des formations n’ayant pas un caractère maritime;
  7. Personnes exerçant une activité de cultures marines qui ne relèvent pas du 3° de l’article R. 5511-2.

Art. R. 5511-6.
– Ne relèvent pas du 4 de l’article L. 5511-1 les agents publics embarqués à bord d’un navire au sens du présent livre.

Art. R. 5511-7.
– Ne relèvent pas du 4 de l’article L. 5511-1 les personnels non marins au sens de la section 1 du présent chapitre exerçant occasionnellement une activité professionnelle à bord dont la durée n’excède pas quarante-cinq jours d’embarquement continus ou non sur toute période de six mois consécutifs.

Art. 3. – La ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, la ministre des outre-mer et le secrétaire d’État chargé des transports, de la mer et de la pêche sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française. Fait le 21 avril 2015.

MANUEL VALLS Par le Premier ministre:
La ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, SÉGOLÈNE ROYAL
La ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, NAJAT VALLAUD-BELKACEM
La ministre des outre-mer, GEORGE PAU-LANGEVIN


Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP).


Intitulé

BP : Brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport – spécialité Pêche de loisir
Le moniteur-guide de pêche de loisir exerce en autonomie son activité d’animation, en utilisant le support technique de la pêche dans la limite des cadres réglementaires. Il est responsable au plan pédagogique. Il assure la sécurité des tiers et des publics dont il a la charge. Il a la responsabilité du projet d’activité qui s’inscrit dans le projet de la structure.

 

  • Il encadre tout type de public dans une pratique de loisirs :

 Il accompagne et encadre des publics sur les différents sites de pêche.

  • Il encadre des activités de découverte, d’initiation et d’animation :

Il anime des activités auprès de groupes ou d’individuels dans le respect des règles et des normes en vigueur, sur différents sites (rivières, lacs, plans d’eau, réservoirs …) dans le cadre d’une découverte des milieux aquatiques et d’activités de pêche.

Il initie et perfectionne aux différentes techniques de pêche et en particulier aux techniques de pêche à la mouche, au lancer et au coup, dans le respect des règles et des normes de sécurité en vigueur, et conduit un programme d’entraînement préparatoire à un premier niveau de compétition.

Il fait découvrir et explique le fonctionnement des différents écosystèmes aquatiques.

Il participe à des actions d’éducation à l’environnement.

  • Il participe au fonctionnement de la structure et à la conception d’un projet d’animation :

Il entretient des relations avec l’environnement professionnel et territorial.

Il participe à la promotion et à la gestion administrative et financière de l’activité.

Il participe à la préparation d’actions de promotion du tourisme pêche et de prestations de pêche de loisir.

Il peut être amené à participer à l’élaboration des projets de développement durable de l’activité pêche en relation avec des partenaires sur un territoire identifié, et à participer à des actions de gestion des milieux aquatiques.

 

Capacités ou compétences attestées :

  1. Conseiller son public, en fonction des situations rencontrées, sur les techniques de pêche à utiliser, le matériel approprié, les appâts à employer etc.
    Gérer et réguler le fonctionnement d’un groupe.
  2. Maîtriser les différentes techniques de pêche de loisir, leur historique et leur évolution, la réglementation en vigueur ainsi que les règlements de la compétition et les rôles des techniciens de compétition. Maîtriser les particularités relatives aux milieux aquatiques, au territoire (tradition locale, loisirs, politique de développement, partenaires potentiels, organisation territoriale, etc). Prendre en compte les obligations légales et de sécurité. Utiliser une ou des activités ayant pour support un ou des milieux aquatiques donnés dans le cadre d’un projet éducatif, touristique ou social : identifier et choisir les différents lieux de pêche en fonction des réglementations en vigueur, des périodes, des poissons désirés, des caractéristiques et attentes du public, des autres usagers du site. Élaborer des projets d’animation de tourisme pêche et de prestation de pêche de loisir. Élaborer une progression pédagogique et mettre en place des situations adaptées. Choisir et formaliser des modalités et des outils d’évaluation du projet. Appréhender un site support de pêche dans ses fonctionnements et les éléments remarquables de son écosystème, susceptible de constituer des supports d’éducation à l’environnement. Gérer la logistique de son activité, et produire les outils nécessaires. Élaborer des fiches des sites de pêche identifiant une cartographie, les moyens d’accès en toute sécurité, les catégories de public pouvant y avoir accès, les moyens d’encadrement adaptés et les procédures de sécurité, ainsi que le matériel et accessoires de pêche et de sécurité nécessaires. Faire découvrir, expliquer et faire respecter les éléments de la culture de l’activité (rapport homme/milieu, fragilité des écosystèmes, discrétion, observation, etc). Sensibiliser le public au respect des écosystèmes. Adapter le programme d’activités aux individus, aux groupes, en fonction du temps, des niveaux d’aptitude de chaque membre, des circonstances exceptionnelles (crues, pluie …). Conseiller le public sur les postes de pêche en fonction du poisson désiré, du type de milieu aquatique, du temps, de la période ou du moment de pêche, de la classification du lieu, de la réglementation et des traditions locales.
  3. Informer sur les activités et manifestations locales.Organiser et gérer la circulation de l’information orale et écrite concernant ses activités, en interne et en externe, et promouvoir la communication nécessaire à la réussite de l’action.Utiliser les technologies de l’information et de la communication dans les situations courantes de la vie professionnelle, les outils bureautiques, des supports multimédias. Assurer une veille informative sur les pratiques et les évolutions dans son secteur. Constituer et gérer une documentation.
    S’intégrer dans son environnement professionnel, dans une équipe de travail.
    Participer à des réunions internes et externes.
    Présenter le bilan de ses activités.
    Contribuer à l’étude de l’offre d’activités de la structure employeur.
    Promouvoir son action d’animation auprès des partenaires.
    Intégrer son action dans un programme préétabli en partenariat avec des organismes de tourisme, des organisations de pêche, des comités d’entreprise.
    S’intégrer dans un réseau de partenaires de la filière pêche, de la filière tourisme et de développement local.

 

Secteurs d’activité ou types d’emplois accessibles par le détenteur de ce diplôme, ce titre ou ce certificat.

Le moniteur-guide de pêche de loisir exerce son activité au sein de structures privées du secteur associatif ou marchand, au sein de la fonction publique territoriale ou au titre de travailleur indépendant.

Ces structures sont multiples : écoles de pêche, fédérations départementales des associations de pêche et de protection des milieux aquatiques (FDAPPMA), associations départementales de pêche et de protection des milieux aquatiques (AAPPMA) ; centres de vacances et de loisirs (CVL) ; collectivités territoriales ; centres permanents d’initiatives à l’environnement (CPIE) ; clubs et comités sportifs ; structures à vocation touristique ; chartes de pays …

 

Codes des fiches ROME les plus proches :

      • G1201 : Accompagnement de voyages, d’activités culturelles ou sportives

 

Base légale du brevet

 

Référence du décret général :

Décret n°2001-792 du 31 août 2001

Référence arrêté création (ou date 1er arrêté enregistrement) :

Arrêté du 18 avril 2002 Arrêté du 28 mars 2003 – JO du 15 avril 2003 (Annexes au BOJS n°7 du 30 avril 2003)

Référence du décret et/ou arrêté VAE :

Décret n° 2002-615 du 26 avril 2002

 

Modalités d’accès à cette certification

Descriptif des composantes de la certification :

Le diplôme est délivré au titre de la spécialité « pêche de loisir ».

Exigences préalables requises :

– attestation de formation aux premiers secours (AFPS) ;

– attestation de 50 mètres nage libre, départ plongé et récupération d’un objet immergé à 2 mètres de profondeur, déli-vrée par une personne titulaire du brevet d’Etat d’éducateur sportif, option activités de la natation ;

– attestation de réussite aux exigences préalables à l’entrée en formation, liées à la pratique personnelle du candidat dans l’activité (test du niveau de maîtrise d’une technique de pêche) et délivrée par un expert désigné par le directeur régional de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale, dans des conditions définies par instruction du délégué à l’emploi et aux formations.

 

Le diplôme BP est obtenu par la capitalisation de 10 unités.

Les quatre unités capitalisables communes à toutes les spécialités :

UC 1 : être capable de communiquer dans les situations de la vie professionnelle ;

UC 2 : être capable de prendre en compte les caractéristiques des publics pour préparer une action éducative ;

UC 3 : être capable de préparer un projet ainsi que son évaluation ;

UC 4 : être capable de participer au fonctionnement de la structure et à la gestion de l’activité. Les unités capitalisables spécifiques de la spécialité « pêche de loisir » :

UC 5 : être capable de préparer une action d’animation en utilisant une ou des activités ayant pour support un ou des milieux aquatiques donnés dans le cadre d’un projet éducatif, touristique ou social ;

UC 6 : être capable d’encadrer des individus seuls ou en groupe dans le cadre d’une découverte des milieux aquatiques et d’activités de pêche ;

UC 7 : être capable de mobiliser les connaissances nécessaires à la conduite des activités professionnelles de pêche de loisir ;

UC8 : être capable de conduire une action éducative utilisant comme supports les différentes techniques de pêche à des fins de loisir et/ou de compétition ;

UC 9 : être capable de maîtriser les différentes techniques de pêche adaptées au milieu et à la situation rencontrée.

Une unité capitalisable d’adaptation :

UC 10 : visant l’adaptation de la formation au secteur professionnel et à l’emploi.

Les UC 8 et 9 sont évaluées en situation professionnelle, par une commission, dans une ou des situations d’encadrement et d’animation.

Un candidat titulaire du BP JEPS Pêche de loisir peut obtenir la certification d’une ou plusieurs Unités Capitalisables Complémentaires et Certificats de spécialisation.

 

Unités Capitalisables Complémentaires

Le candidat titulaire du BP JEPS Pêche de loisir peut obtenir la certification d’une ou plusieurs Unités Capitalisables Complémentaires et Certificats de spécialisation.

UCC mer :


Législation de l’enseignement de la pêche de loisir

En France l’enseignement professionnel de la pêche de loisir est encadré par différents textes, décrets et arrêtés.

Moniteur guide de pêche professionnel diplômé d’état.

Le moniteur guide de pêche est un enseignant, un encadrant et un animateur de l’activité physique et sportive (APS) dénommée pêche, quelle soit de loisir ou sportive.

Il exerce son activité lors de « stages» ou « sorties de  formations », en conduisant des séances pédagogiques avec des progressions vérifiables.

Pour pouvoir prétendre enseigner et encadrer cette discipline sportive, il existe depuis 2003 une obligation d’obtention et de détention du brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport avec comme spécialisation la pêche de loisir.

Ce diplôme cosigné par les Ministères de la Jeunesse et des Sport, de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt a été promulgué en 2003 puis versé au répertoire des certifications professionnelles.

Vous trouverez ci-après, les fondements de la création de ce diplôme mais aussi différents textes de lois, décrets et autres qui régissent notre métier.

Bonne lecture.

 

Promulgation du diplôme BPJEPS pêche de loisir.

ARRÊTÉ DU 28 MARS 2003, portant création de la spécialité “pêche de loisir” du brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport.

https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2003/3/28/SPRK0370051A/jo/texte

Le ministre de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, le ministre de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche et des affaires rurales et le ministre des sports,
Vu la loi n° 84-610 du 16 juillet 1984 modifiée relative à l’organisation et à la promotion des activités physiques et sportives ;
Vu le décret n° 2001-792 du 31 août 2001 portant règlement général du brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport délivré par le ministère de la jeunesse et des sports ;
Vu l’arrêté du 18 avril 2002 délivré par le ministère de la jeunesse et des sports portant organisation du brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport délivré par le ministère des sports ;
Vu l’avis du 26 novembre 2002 de la commission professionnelle consultative des métiers de l’agriculture, de l’agro-industrie et de l’espace rural ;
Vu l’avis du 16 décembre 2002 de la commission professionnelle consultative des métiers du sport et de l’animation ;
Vu l’avis du 30 janvier 2003 du Conseil national de l’enseignement agricole ;
Sur proposition du délégué à l’emploi et aux formations,
Arrêtent :

Article 1

Il est créé une spécialité « pêche de loisir » du brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport, en application des dispositions au présent arrêté.

Article 2

La possession du diplôme mentionné à l’article précédent atteste pour son titulaire les compétences identifiées dans le référentiel de certification relatives à :

  • l’encadrement et l’animation d’activités de pêche de loisir en eau douce et l’initiation à un premier niveau de compétition.
  • la participation à l’organisation et à la gestion de son activité.
  • la participation au fonctionnement de la structure organisatrice des activités.
  • la participation à l’entretien et à la maintenance des matériels.

Article 3

Le référentiel professionnel et le référentiel de certification, mentionnés à l’article 4 du décret du 31 août 2001 susvisé, figurent respectivement aux annexes I et II au présent arrêté.

Article 4

Les exigences préalables requises pour accéder à la formation prévue à l’article 8 du décret du 31 août 2001 précité sont :

  • un certificat médical de non-contre-indication à la pratique de la pêche datant de moins de trois mois, à l’entrée en formation.
  • l’attestation de formation aux premiers secours.
  • une attestation de 50 mètres nage libre, départ plongé et récupération d’un objet immergé à 2 mètres de profondeur, délivrée par une personne titulaire du brevet d’État d’éducateur sportif, option activités de la natation.
  • une attestation de réussite aux exigences préalables liées à la pratique personnelle du candidat dans l’activité, précisée en annexe III au présent arrêté, et délivrée par un expert désigné par le directeur régional de la jeunesse, des sports et des loisirs, dans des conditions définies par instruction du délégué à l’emploi et aux formations.

Article 5

Les capacités professionnelles correspondant aux exigences minimales permettant la mise en situation pédagogique, prévues à l’article 14 de l’arrêté du 18 avril 2002 susvisé, sont définies en annexe IV au présent arrêté.
L’organisme de formation propose au jury, mentionné à l’article 10 du décret du 31 août 2001 précité, les modalités de certification de ces capacités.

Article 6

Les modalités de l’évaluation certificative, précisées à l’article 18 de l’arrêté du 18 avril 2002 susvisé, respectent en sus, pour certaines unités capitalisables, les conditions suivantes :
Les unités capitalisables 8 et 9 sont évaluées en situation professionnelle, par une commission créée en application de l’article 17 de l’arrêté du 18 avril 2002 précité, dans une ou des situations d’encadrement et d’animation.

Article 7

Cette spécialité est délivrée au nom du ministre de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, du ministre des sports et du ministre de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche et des affaires rurales, conjointement par les directeurs régionaux de la jeunesse, des sports et des loisirs et de l’agriculture et de la forêt.

Article 8

En application de l’article 28 de l’arrêté du 18 avril 2002 précité, les directeurs régionaux de la jeunesse, des sports et des loisirs et de l’agriculture et de la forêt habilitent l’organisme de formation, désignent le jury et organisent les modalités de la certification dans des conditions définies par instruction du délégué à l’emploi et aux formations.

Article 9

Le délégué à l’emploi et aux formations et les directeurs régionaux de la jeunesse, des sports et des loisirs et de l’agriculture et de la forêt sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 28 mars 2003.

Le ministre des sports,
Pour le ministre et par délégation :
Le délégué à l’emploi et aux formations,
H. Savy
Le ministre de la jeunesse,
de l’éducation nationale et de la recherche,
Pour le ministre et par délégation :
Le délégué à l’emploi et aux formations,
H. Savy
Le ministre de l’agriculture, de l’alimentation,
de la pêche et des affaires rurales,
Pour le ministre et par délégation :
Le directeur général de l’enseignement
et de la recherche,
M. Thibier

Diplôme d'état moniteur guide de pêche - Enseignement de la pêche sportive et de loisir

ANNEXE I

Brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport – Spécialité “pêche de loisir”

Référentiel professionnel – Introduction

Le champ des activités économiques et sociales liées au sport, à l’animation et à l’éducation populaire est en pleine évolution. La demande autour des activités de loisirs n’a cessé de croître depuis l’après guerre.
Elle conduit à une professionnalisation accrue, conséquence notamment des exigences en matière de sécurité et de compétences techniques. Le début des années 80 est marqué par une demande, aussi bien sportive que socioculturelle, qui se diversifie, dévoilant ainsi un fort potentiel qui intéresse le secteur marchand. Au moment où le développement de l’emploi constitue l’un des axes forts de la politique actuelle menée par le Gouvernement, le secteur couvert par le ministère des sports dispose d’un fort potentiel en la matière. Même si l’évaluation de l’emploi reste un exercice difficile, les informations disponibles auprès de sources multiples soulignent d’une part une forte croissance du nombre d’emplois créés et d’autre part des besoins nombreux et divers. L’accroissement du nombre de contrats “nouveaux emplois -nouveaux services” dans ce secteur, l’atteste. L’enjeu consiste alors à mettre en place un dispositif de formations et de qualifications adaptées aux besoins réels du marché de l’emploi, prenant en compte ces évolutions. A cet effet, l’évolution de la demande des pratiquants, l’émergence d’activités en lien avec le secteur de la pêche de loisir, les besoins des structures qui les accueillent, nécessitent de la part de l’ensemble des acteurs de ce secteur, une attention toute particulière en matière de formation, de qualification des cadres et, à terme, des professions liées à ces activités, notamment celles à dominante de loisir ou de tourisme. Il s’agit pour les différentes organisations (administration, fédérations, partenaires sociaux) de construire des dispositifs coordonnés. Elles souhaitent le faire avec la volonté de respecter les identités, les dispositifs, les cultures, les spécificités propres à chaque discipline, avec le souci permanent de répondre aux besoins et attentes des pratiquants, tout en garantissant leur sécurité et celle des tiers. La création d’une spécialité “pêche de loisir” du brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport est d’abord la résultante d’une étude réalisée sur l’emploi dans le secteur des activités de pêche de loisir en eau douce.
A l’initiative du ministère des Sports et en partenariat avec le ministère de l’agriculture et de la pêche, cette réflexion, lancée officiellement en juin 2001, s’inscrit dans la logique de rénovation de la filière des formations et diplômes du ministère des sports et suit les recommandations des Commissions professionnelles consultatives de l’agriculture et de la forêt et des métiers du sport et de l’animation.

I – Description du métier

1-1-Appellation

L’appellation la plus commune est moniteur-guide de pêche de loisir

1-2-Objet et contenu

Le moniteur-guide de pêche de loisir transmet son savoir-faire et initie aux différentes techniques de pêche.

  • Il organise, encadre et anime des séances, des stages ou des séjours pêche.
  • Il accompagne les publics seuls ou en groupes, en tous lieux où se pratique la pêche de loisir.
  • Il fait partager sa connaissance des milieux aquatiques et la valeur patrimoniale du territoire.
  • Il promeut une éthique sportive et citoyenne.
  • Il exerce son activité en tous lieux de pêche en eau douce.

1-3–Entreprises concernées

  • Écoles de pêche.
  • Fédérations Départementales des Associations de Pêche et de Protection des Milieux Aquatiques.(FDAPPMA).
  • Associations départementales de Pêche et de Protection des Milieux Aquatiques(AAPPMA).
  • Centres de vacances et de loisirs (CVL).
  • Centres de loisirs sans hébergement (CLSH).
  • Collectivités territoriales.
  • Centres Permanent d’Initiatives à l’Environnement (CPIE).
  • Clubs et comités sportifs.
  • Structures à vocation touristique.
  • Chartes de pays.
  • Structures juridiques possibles : EURL, SARL, SA, Micro Entreprises …

Cette multiplicité de structures explique aujourd’hui la difficulté à mesurer avec exactitude le poids socio-économique du secteur de l’encadrement de la pêche de loisir. Néanmoins quelques chiffres peuvent être avancés :
– L’Union Nationale pour la Pêche et la protection du Milieu Aquatique représente deux millions de pêcheurs membres d’une Association agréée.
– La pêche est l’un des premiers loisirs des français. Elle entraîne le développement d’activités économiques : industries de matériels et fournitures, hébergements spécialisés… suscite un chiffre d’affaires estimé à plus d’un milliard d’Euros et à près de 15 000 emplois.

1-4-Situation fonctionnelle

Le moniteur-guide de pêche de loisir exerce son activité en tant que salarié (à temps plein ou à temps partiel) ; l’essentiel de ses missions repose sur l’encadrement, l’animation et la promotion des activités de pêche de loisir. Il peut être amené à intervenir dans une logique d’entreprise avec le plus souvent un statut de travailleur indépendant. Ses activités peuvent avoir un caractère saisonnier.

Le moniteur-guide de pêche de loisir exerce son activité à titre principal ou à titre occasionnel :

  • Soit pour conduire des actions éducatives, d’animation et de valorisation, au sein d’une structure.
  • Soit sous la forme de prestation pour des publics diversifiés.
  • Soit en diversification d’activités (exploitants agricoles, pisciculteurs, hôtelier, détaillants d’articles de pêche, accompagnateurs moyenne montagne, moniteurs de ski, gestionnaires de gîtes de pêche….).
  • Les publics du moniteur-guide de pêche de loisir sont principalement :
    • Des individus.
    • Des établissements scolaires et des structures à vocation socio-éducative (classes découvertes…).
    • Des collectivités locales.
    • Des comités d’entreprise.
    • Des établissements spécialisés (populations handicapées…). Dans ce cadre, il prend en compte les spécificités des publics, des aménagements, des réglementations, des contrôles, et des relations avec ce type de public. Il s’entoure des conseils de personnes compétentes en la matière.
    • Des organismes du milieu de la pêche (fédérations de pêche, écoles de pêche…), des structures de production de séjours touristiques en espace rural (villages vacances, entreprises touristiques…).

Le moniteur-guide de pêche de loisir :

  • Peut être amené à exercer une autre activité.
  • Peut être amené à poursuivre des objectifs très divers : la plupart se situent dans une logique sociale et économique où l’activité de moniteur-guide de pêche de loisir est une activité à part entière en terme de revenu et de travail. Pour quelques uns, les objectifs de cette activité peuvent relever du domaine de l’engagement personnel.

Il peut prêter son concours et mettre ses compétences au service d’associations.

Il peut être amené à exercer son activité sur le littoral.

Le moniteur-guide de pêche de loisir est amené à exercer six fonctions principales :

  1. Il accompagne des publics et anime des activités auprès de groupes ou d’individuels dans le respect des règles et des normes de sécurité en vigueur.
  2. Il initie aux techniques de pêche et en particulier aux techniques de pêche à la mouche, au lancer et au coup dans le respect des règles et des normes de sécurité en vigueur.
  3. Il entretient des relations avec l’environnement professionnel et territorial.
  4. Il participe à des actions d’éducation à l’environnement.
  5. Il participe à la promotion et à la gestion administrative et financière de l’activité.
  6. Il participe à la préparation d’actions de promotion du tourisme pêche et de prestations de pêche de loisir.

Dans le cadre de son activité, il peut être amené à participer à l’élaboration des projets de développement durable de l’activité pêche en relation avec des partenaires sur un territoire identifié et à participer à des actions de gestion et de protection des milieux aquatiques.

1-5–Autonomie et responsabilité

Dans le cadre d’un statut de salarié, le moniteur–guide de pêche de loisir dispose d’une autonomie, dans le respect de la délégation qui lui est donnée par son employeur pour conduire des actions pédagogiques et de promotion. Il participe au projet social de la structure au sein de laquelle il exerce.
Le moniteur-guide de pêche de loisir :

Dans le cadre d’un statut de salarié

-Est en contact avec le responsable de son organisme employeur pour établir les plannings et évoquer les différents problèmes qu’il peut rencontrer au cours de son activité.
-Il propose à son employeur, les relations contractuelles nécessaires à la mise en œuvre de ses actions (hébergeurs, fabricants et détaillants d’articles de pêche, autres moniteurs-guides de pêche de loisir, collectivités, services publics…).
-Il s’intègre dans les réseaux de la filière pêche (AAPPMA, fédérations de pêche, écoles de pêche,…), les réseaux de la filière tourisme (les services du tourisme, les institutions, les autres professionnels …), les réseaux de développement local (acteurs locaux, élus, offices de tourisme syndicats d’initiative, pays d’accueil ou parcs naturels…), les réseaux éducatifs.
-Il intervient dans le cadre de la conception d’une prestation d’animation “tourisme pêche” auprès des organismes du tourisme, des organismes de pêche, des comités d’entreprise.

Dans le cadre d’un statut indépendant.

-Il peut être amené à entrer en contact avec différentes administrations pour toutes les questions relatives au fonctionnement de son activité : questions financières, fiscales, sociales, …

Sa situation professionnelle peut varier en fonction:

-de l’autonomie que la structure employeur assure au moniteur-guide de pêche de loisir salarié notamment dans le cadre de la conception d’une prestation d’animation,
-de la localisation de l’activité et des potentialités de l’environnement en terme de richesses halieutiques, piscicoles et patrimoniales,
-des politiques de développement du tourisme pêche des territoires (région, département, pays,…)
-de l’implication ou non d’organismes chargés d’assembler des produits de tourisme pêche et de les distribuer (agences de voyage, SLA, CDT, maison de la France…)

1-6–Evolution dans le poste et hors du poste

Les possibilités d’évolution professionnelles sont fortement liées à la taille et à l’organisation de la structure qui l’emploie.
Son activité peut évoluer vers une diversification de ses interventions sur les différents champs d’activités d’animation liées à l’environnement, au patrimoine et à l’aménagement, en milieu rural notamment:

  • L’élaboration de produits touristiques diversifiés.
  • Des responsabilités plus générales d’une structure éducative.
  • Des fonctions liées à la gestion des milieux aquatiques.
  • Des activités liées à la fabrication et ou la commercialisation de matériel de pêche.
  • Une participation à la formation des cadres techniques.
  • La préparation à la compétition des athlètes de “haut niveau”.
2–Fiche descriptive d’activité

2.1 Il accompagne des publics et anime des activités auprès de groupes ou d’individuels dans le respect des règles et des normes de sécurité en vigueur.

  • Il prend connaissance du groupe, de sa composition, des niveaux d’aptitude de chacun, de ses attentes, de son temps disponible.
  • Il élabore un programme d’activités (d’une journée ou d’une semaine par exemple) qu’il présente à ses publics.
  • Il adapte le programme d’activités aux individus, aux groupes, en fonction du temps, des niveaux d’aptitude de chaque membre, des circonstances exceptionnelles (crues, pluie…).
  • Il participe à des actions d’animations avec d’autres partenaires publics du domaine des loisirs ou de l’éducation en s’appuyant sur les principes d’éducation populaire et d’accessibilité pour le plus grand nombre (Education nationale, contrats éducatifs locaux, contrats temps libres…).
  • Il accompagne et encadre un groupe de pêcheurs sur différents sites (rivières, lacs, plans d’eau, réservoirs…).
  • Il fait découvrir et explique le fonctionnement des différents écosystèmes aquatiques.
  • Il donne des consignes d’organisation et de sécurité au public dont il a la responsabilité.
  • Il renseigne le public sur les réglementations locales.
  • Il conseille le public sur les postes de pêche en fonction du poisson désiré, du type de milieu aquatique, du temps, de la période ou du moment de pêche, de la classification du lieu, de la réglementation, et des traditions locales.
  • Il guide et encourage son public.
  • Il conseille son public, en fonction des situations rencontrées, sur les techniques de pêche à utiliser, le matériel approprié, les appâts à employer…
  • Il fait un bilan avec son public et propose des perspectives.
  • Il peut être amené à conduire une action de pêche à partir d’une embarcation. Dans ce cas, il se conforme aux réglementations en vigueur dans le domaine de la navigation.
  • Il peut être amené à accompagner et encadrer un groupe de pêcheurs sur le littoral.
  • Il peut être amené à informer, orienter, conseiller ses publics sur la région, les activités et manifestations locales, en fonction de leurs besoins.
  • Il peut être amené à diffuser et commenter une documentation sur les activités touristiques et de loisir de la région, sur le patrimoine local…
  • Il peut être amené à participer à l’organisation des activités pour les personnes accompagnant le touriste pêcheur (conjoint, enfants…).

2.2 Il initie aux différentes techniques de pêche et notamment aux techniques de pêche à la mouche, au lancer et au coup, dans le respect des règles et des normes de sécurité en vigueur.

  • Il connaît l’historique et l’évolution des techniques de pêche.
  • Il maîtrise les différentes techniques de pêche (pêche au lancer, de pêche aux carnassiers, de pêche au coup,…).
  • Il initie aux techniques de pêche allant de l’initiation au perfectionnement à divers publics.
  • Il évalue le niveau de maîtrise de son public.
  • Il s’adapte à son public et au milieu dans lequel il intervient.
  • Il construit une progression pédagogique et met en place des situations pédagogiques adaptées.
  • Il évalue les progressions et fait évoluer les situations pédagogiques en fonction du comportement de son public.
  • Il fait un bilan de son action et présente des perspectives.
  • Il prend connaissance des règlements de la compétition et des rôles des techniciens (contrôleur, juge arbitre, commissaire…).
  • Il élabore et conduit un programme d’entraînement préparatoire à un premier niveau de compétition.

2.3 Il participe à la préparation de projets d’animation de tourisme pêche et de prestations de pêche de loisir.

  • Il identifie les différents types de lieux de pêche (rivière, lac, étang, réservoir…).
  • Il identifie des sites de pêche en fonction de périodes et des poissons désirés.
  • Il s’informe sur la classification du lieu, la réglementation en vigueur.
  • Il prend en compte les potentialités du milieu, la préservation de l’équilibre de l’écosystème.
  • Il repère les particularités écologiques et patrimoniales de chaque site identifié.
  • Il définit les techniques de pêche adaptées au site.
  • Il réalise des fiches parcours de pêche identifiant :
    • une cartographie du site.
    • les moyens d’accès en toute sécurité.
    • les catégories de publics pouvant avoir accès au site, et les moyens d’encadrement adaptés.
    • le matériel et accessoires de pêche et de sécurité nécessaires.
    • les procédures de sécurité.
  • Il collecte des informations sur les activités et manifestations locales.
  • Il s’informe et collecte des informations complémentaires à l’activité de pêche (patrimoine culturel, architectural, gastronomique, traditionnel, local…).

2.4 Il entretient des relations avec l’environnement professionnel et territorial.

  • Il travaille seul ou en relation avec d’autres moniteurs-guides de pêche de loisir pour préparer des projets d’animation.
  • Il est sensible à l’équilibre des écosystèmes sur lesquels il travaille, et en cas de pollution constatée, il prévient les administrations et services compétents.
  • Il sensibilise le public dont il a la responsabilité au respect des écosystèmes.
  • Il participe à des actions d’éducation à l’environnement notamment dans le cadre des contrats éducatifs locaux.
  • Il peut intégrer son action dans un programme préétabli en partenariat avec des organismes du tourisme, des organismes de pêche, des comités d’entreprises.
  • Il peut s’intégrer dans un réseau de partenaires de la filière pêche (AAPPMA, fédérations…) de la filière tourisme (les services de tourisme, les associations de développement touristique, les institutions, les autres professionnels..) et de développement local.

• Dans le cadre d’un statut indépendant :

  • Il peut être amené à négocier ses prestations avec des organismes du tourisme, des organismes de pêche, des comités d’entreprises, …
  • Il peut être amené à établir des relations contractuelles avec des hébergeurs, fabricants et détaillants d’articles de pêche.

2.5 Il participe à la promotion et à la gestion administrative et financière de l’activité.

  • Il prend connaissance et applique la politique d’accueil des publics mise en œuvre par la structure employeur.
  • Il renseigne son employeur sur les conditions optimales de mise en œuvre de la politique d’accueil. Il peut être amené à faire des propositions d’évolution.
  • Il conduit son action dans le sens de l’intérêt général.
  • Il analyse seul ou avec l’aide de personnes compétentes les attentes et les caractéristiques de ses publics et s’informe sur les publics potentiels (ou participe à l’analyse).
  • Il étudie ou participe à l’étude de l’offre d’activités de la structure employeur.
  • Il fait connaître son offre d’animation auprès des partenaires.
  • Il participe à des actions d’éducation à l’environnement.
  • Il se constitue en permanence une documentation personnelle pour actualiser ses connaissances (revues spécialisées, livres…).
  • Il peut être amené, dans le cadre de sa structure, à élaborer des projets de développement durable de l’activité pêche en relation avec des partenaires sur un territoire identifié.

• Dans le cadre d’un statut indépendant,

  • Il peut être amené à participer à la définition du prix de vente de ses prestations en fonction de l’offre et de la demande, de la concurrence, de ses coûts de production et de commercialisation.
  • Il peut être amené à cibler un ou plusieurs segments de clientèles en fonction des caractéristiques du projet envisagé, de l’offre touristique territoriale et des attentes de la clientèle.
  • Il peut être amené à prospecter de nouveaux publics et faire un suivi de la clientèle.
  • Il peut être amené à participer à la négociation des tarifs, des prestations, des horaires avec les prestataires impliqués dans la prestation.
  • Il peut être amené à collecter les données nécessaires à l’élaboration de documents comptables et financiers de son activité et à adapter son action par la mise en place de mesures correctives.
  • Il peut être amené à assurer le suivi administratif de son activité de moniteur–guide de pêche de loisir: assurances, contrats de travail ou de prestation de service, statut social.
  • Il participe à l’analyse du développement de son activité loisir et pêche par rapport aux perspectives de développement de son territoire et aux évolutions qu’elles induisent.
  • Il participe à l’analyse des relations entre son activité et les différents éléments de l’environnement économique et commercial, de communication, juridique et fiscal, social et culturel.
  • Il évalue les potentialités de son activité.
  • Il participe à la réalisation d’un état des lieux du milieu aquatique concerné et de son environnement naturel et artificiel (accessibilité, circulation de l’eau).
  • Il participe à la réalisation d’un diagnostic sur l’état de l’habitat et des zones de reproduction des différentes espèces piscicoles, notamment dans le cadre des plans départementaux de gestion piscicole.
  • Il peut être amené, dans le cadre de sa structure, à intervenir auprès des structures associatives concernées et des établissements publics de coopération intercommunale et participer à des actions de gestion et de protection des milieux aquatiques.
  • Il peut être amené, dans le cadre de sa structure, à proposer des améliorations en matière d’aménagement et ou d’entretien du milieu.
  • Il peut être amené à définir et à adapter sa stratégie de promotion et de commercialisation des produits.
  • Il peut être amené à choisir la nature juridique de l’activité en relation avec son statut (profession libérale, agriculteur, commerçant ou artisan, salarié d’une structure…).

ANNEXE II

Brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport – Spécialité “pêche de loisir”

Référentiel de certification
UC1-Etre capable de communiquer dans les situations de la vie professionnelle

1.1 EC de communiquer oralement avec ses interlocuteurs.
1.1.1 EC d’accueillir les différents publics,
1.1.2 EC de transmettre des informations,
1.1.3 EC d’assurer une présentation,
1.1.4 EC d’écouter et de prendre en compte l’expression des interlocuteurs,
1.1.5 EC d’argumenter ses propos.
1.2 EC de produire les différents écrits de la vie professionnelle.
1.2.1 EC de rédiger des écrits techniques, pédagogiques, et/ou administratifs,
1.2.2 EC de réaliser des documents élémentaires d’information et de communication.
1.3 EC d’utiliser les technologies de l’information et de la communication dans les situations courantes de la vie professionnelle.
1.3.1 EC d’utiliser les outils bureautiques,
1.3.2 EC d’utiliser des supports multimédias,
1.3.3 EC de communiquer à distance et en différé.
1.4 EC de constituer une documentation sur un thème de la vie professionnelle.
1.4.1 EC d’exploiter différentes sources documentaires,
1.4.2 EC d’organiser les informations recueillies,
1.4.3 EC d’actualiser ses données.

UC2-Etre capable de prendre en compte les caractéristiques des publics pour préparer une action éducative

2.1 EC d’analyser les différents publics dans leur environnement.
2.1.1 EC d’identifier les caractéristiques des publics,
2.1.2 EC de repérer les attentes et les motivations des publics,
2.1.3 EC d’adapter son attitude et son action en fonction du public.
2.2 EC de choisir des démarches adaptées aux différents publics.
2.2.1 EC de sélectionner des modes de relation adaptés aux publics,
2.2.2 EC de prendre en compte les besoins particuliers de différents publics,
2.2.3 EC de veiller à l’intégrité physique et morale des publics.

UC3-Etre capable de préparer un projet ainsi que son évaluation

3.1 EC d’identifier les ressources et les contraintes.
3.1.1 EC de repérer les contraintes,
3.1.2 EC d’identifier les ressources et les partenaires,
3.1.3 EC d’appréhender les incidences du projet dans l’environnement,
3.1.4 EC d’inscrire le projet dans une problématique globale.
3.2 EC de définir les objectifs du projet
3.2.1 EC de situer le projet dans son environnement,
3.2.2 EC de préciser la finalité,
3.2.3 EC de formuler les objectifs.
3.3 EC d’élaborer un plan d’action.
3.3.1 EC d’organiser le déroulement général du projet,
3.3.2 EC de planifier les étapes de réalisation,
3.3.3 EC de vérifier la disponibilité des moyens nécessaires à la conduite du projet,
3.3.4 EC de prévoir des solutions de remplacement,
3.3.5 EC de préparer la promotion du projet.
3.4 EC de préparer l’évaluation du projet.
3.4.1 EC de choisir des modalités et des outils d’évaluation,
3.4.2 EC de se doter de repères et d’indicateurs opérationnels.

UC4-Etre capable de participer au fonctionnement de la structure et à la gestion de l’activité

4.1 EC de contribuer au fonctionnement de la structure.
4.1.1 EC d’identifier les rôles, statuts et fonctions de chacun,
4.1.2 EC de s’intégrer à une équipe de travail,
4.1.3 EC de participer à des réunions internes et externes,
4.1.4 EC de prendre en compte les obligations légales et de sécurité,
4.1.5 EC de présenter le bilan de ses activités.
4.2 EC de participer à l’organisation des activités de la structure.
4.2.1 EC de contribuer à la programmation des activités,
4.2.2 EC de gérer le matériel et l’utilisation des équipements,
4.2.3 EC d’articuler son activité à la vie de sa structure.

UC5-Etre capable de préparer une action d’animation en utilisant une ou des activités ayant pour support un ou des milieux aquatiques donnés dans le cadre d’un projet éducatif, touristique ou social.

5.1 EC d’analyser le contexte de l’action (contraintes, milieu, finalités…).
5.1.1 EC d’identifier et de choisir les différents lieux de pêche (étangs, lacs, rivières, réservoirs…),
5.1.2 EC de s’informer sur les réglementations en vigueur, les conditions d’accès et de pratique de la pêche sur les sites identifiés,
5.1.3 EC de choisir des sites de pêche en fonction des réglementations en vigueur, des poissons désirés, des caractéristiques et attentes du public, des autres usagers du site,
5.1.4 EC d’élaborer des fiches des sites de pêche identifiant une cartographie, les moyens d’accès en toute sécurité, les catégories de publics pouvant y avoir accès et les moyens d’encadrement adaptés et les procédures de sécurité,
5.1.5 EC de choisir les techniques de pêche adaptées au site et le matériel et accessoires de sécurité adaptés,
5.1.6 EC d’appréhender un site support de pêche dans ses fonctionnements et les éléments remarquables de son écosystème, susceptibles de constituer des supports d’éducation à l’environnement,
5.1.7 EC de prendre en compte l’environnement et son respect dans l’organisation de l’activité,
5.1.8 EC de prendre en compte le nombre et le niveau des pratiquants dans l’organisation de l’activité de pêche.
5.2 EC de prendre en compte le public concerné par l’action d’animation (motivations, attentes…).
5.2.1 EC de situer son action par rapport aux attentes et aux motivations des pratiquants,
5.2.2 EC de prendre en compte les représentations et les significations de l’activité,
5.2.3 EC d’adapter le contenu de programmes à des publics spécifiques.
5.3 EC d’organiser le programme d’activité de l’action d’animation.
5.3.1 EC de répertorier les différentes phases de l’activité (transport, restauration, séquences pédagogiques, séquences de découverte …) et d’en évaluer la durée optimale et l’enchaînement,
5.3.2 EC de prévoir des situations alternatives en fonction des aléas (crues, pluies…).
5.4 EC d’évaluer son action et expliciter ses choix.
5.4.1 EC de prévoir les modalités d’évaluation de son action,
5.4.2 EC de définir les critères et indicateurs de cette évaluation.

UC 6-Etre capable d’encadrer des individus seuls ou en groupe dans le cadre d’une découverte des milieux aquatiques et d’activités de pêche

6.1 EC de conduire une action d’animation.
6.1.1 EC d’organiser dans l’espace, les modalités de positionnement et de circulation des individus pour optimiser les conditions d’exercice de l’activité,
6.1.2 EC de proposer différentes approches pour prendre en compte l’hétérogénéité des individus au sein d’un groupe,
6.1.3 EC de proposer aux pratiquants des situations favorisant l’apprentissage d’une sécurité active.
6.2 EC d’adapter son action d’animation.
6.2.1 EC d’adapter la séance au niveau de réussite et à l’évolution des conditions de pratique,
6.2.2 EC de prendre en compte les réactions des pratiquants pour maintenir un niveau important d’engagement dans l’activité (entretenir la motivation en faisant évoluer la séance de façon rythmée),
6.2.3 EC d’intervenir de manière adaptée pour gérer la sécurité des individus et du groupe.
6.3 EC de faire découvrir la culture pêche, ses enjeux écologiques et les attitudes personnelles à adopter.
6.3.1 EC d’expliquer les éléments de la culture de l’activité (rapport homme milieu, fragilité des écosystèmes, discrétion, observation…),
6.3.2 EC d’accompagner les pratiquants dans le respect de ces principes.
6.4 EC de faire découvrir l’écosystème aquatique et l’impact des activités humaines.
6.4.1 EC de réaliser la présentation d’un milieu aquatique donné,
6.4.2 EC de présenter des indicateurs d’observation du milieu aquatique,
6.4.3 EC de repérer les impacts de l’activité humaine sur le milieu aquatique,
6.4.4 EC de présenter les comportements respectueux de l’écosystème.
6.5 EC d’agir en cas de maltraitance et de situation conflictuelle.
6.5.1 EC de repérer les cas de maltraitance des mineurs et d’agir en conséquence,
6.5.2 EC de prendre en compte la parole d’un enfant,
6.5.3 EC de prévenir les situations conflictuelles et les incivilités dans et autour des activités de pêche,
6.5.4 EC de favoriser l’écoute réciproque,
6.5.5 EC de réguler le fonctionnement du groupe.

UC7-Etre capable de mobiliser des connaissances nécessaires à la conduite des activités professionnelles de pêche de loisir.

7.1 EC de mobiliser les connaissances relatives aux milieux aquatiques.
7.1.1 EC d’identifier les principales espèces piscicoles et leurs conditions de vie (alimentation, reproduction, pathologies, biologie),
7.1.2 EC de décrire les principales espèces piscicoles et leurs conditions de vie (alimentation, reproduction, pathologies, biologie),
7.1.3 EC d’identifier les principaux milieux aquatiques (biocénose, chaînes alimentaires,…),
7.1.4 EC de décrire les principaux milieux aquatiques (biocénose, chaînes alimentaires,…),
7.1.5 EC d’identifier des indicateurs des conditions d’interaction et d’équilibre de milieux aquatiques donnés,
7.1.6 Etre capable d’identifier les principales interactions entre les milieux aquatiques et les autres activités présentes sur le territoire.
7.2 EC de mobiliser les connaissances liées au territoire support de l’activité pour développer, informer et orienter son public.
7.2.1 EC d’expliquer les traditions locales en particulier liées à la pêche,
7.2.2 EC d’identifier l’organisation sociale, économique et administrative du territoire dans lequel s’inscrit l’activité,
7.2.3 EC d’identifier les activités de loisirs présentes sur le territoire et complémentaires à l’activité pêche,
7.2.4 EC de décrire les interrelations entre les acteurs d’un territoire support d’activités pêche,
7.2.5 EC d’identifier les politiques de développement du territoire,
7.2.6 EC d’identifier les partenaires potentiels de l’activité pêche.
7.3 EC de mobiliser les connaissances nécessaires à l’organisation et à la gestion économique de l’activité de pêche de loisir.
7.3.1 EC d’identifier les différents types de publics,
7.3.2 EC de participer à l’élaboration du planning (présence des intervenants, disponibilité du matériel, régulation des inscrits),
7.3.3 EC de participer aux procédures administratives liées aux activités,
7.3.4 EC de respecter les conditions de mise à disposition de matériel,
7.3.5 EC de participer à l’élaboration et à la mise en œuvre d’un budget.
7.4 EC de mobiliser les connaissances réglementaires, juridiques et administratives liées au milieu, à l’encadrement du public (en particulier mineur), et à l’activité.
7.4.1 EC de mobiliser les connaissances réglementaires, juridiques et administratives qui concerne les usagers des rivières et plans d’eau,
7.4.2 EC de mobiliser les connaissances réglementaires, juridiques et administratives liées à l’encadrement des publics, en particulier mineurs,
7.4.3 EC de mobiliser les connaissances réglementaires, juridiques et administratives concernant la pêche.
7.5 EC de mobiliser les connaissances liées aux apprentissages des techniques de pêche de loisir.
7.5.1 EC de définir les termes spécifiques de la pêche de loisir,
7.5.2 EC de décrire l’évolution historique des principales techniques de pêche,
7.5.3 EC d’expliciter les connaissances pédagogiques générales appliquées aux activités de pêche,
7.5.4 EC d’énoncer les connaissances de base dans les domaines des sciences humaines, de la physiologie, de la bio mécanique et de l’anatomie,
7.5.5 EC d’appliquer les techniques de pêche en s’appuyant sur des connaissances techniques et humaines.

UC8-Etre capable de conduire une action éducative utilisant comme supports les différentes techniques de pêche à des fins de loisir et/ou de compétition.

8.1 EC d’initier aux différentes techniques de pêche.
8.1.1 EC d’évaluer le niveau des pratiquants en situation,
8.1.2 EC de proposer des situations d’apprentissage progressif répondant à la demande de la structure ou du prescripteur dans des logiques diversifiées : loisir, initiation, perfectionnement,
8.1.3 EC de conseiller les pratiquants en leur proposant des solutions techniques pertinentes,
8.1.4 EC d’expliquer simplement les aspects théoriques de l’activité.
8.2 EC d’accompagner le perfectionnement individuel et collectif.
8.2.1 EC de conduire les pratiquants vers l’autonomie dans la gestion de leur activité,
8.2.2 EC d’accompagner le perfectionnement par l’autoanalyse de leur expérience par les pratiquants et l’échange entre pratiquants.
8.3 EC d’entraîner à un premier niveau de compétition.
8.3.1 EC de citer les règlements de compétitions et les rôles des techniciens (contrôleurs, juges arbitres, commissaires),
8.3.2 EC de conduire des séances de perfectionnement technique et de préparation complémentaire,
orientées vers une initiation à la compétition,
8.3.3 EC de suivre l’évolution de la progression des pratiquants afin d’adapter leurs contenus d’entraînement,
8.3.4 EC de participer à l’organisation et la programmation d’une saison sportive.
8.4 EC d’évaluer son action et d’expliciter ses choix.
8.4.1 EC d’évaluer les progrès des pratiquants à l’issue d’une action éducative,
8.4.2 EC d’évaluer la satisfaction des pratiquants,
8.4.3 EC de justifier ses objectifs et contenus tout en tenant compte des remarques des bénéficiaires de l’action,
8.4.4 EC de proposer un plan d’actions suite au bilan.

UC9-Etre capable de maîtriser les différentes techniques de pêche adaptées au milieu et à la situation rencontrés.

9.1 EC de faire preuve de la maîtrise des principales techniques de pêche (mouche, lancer, carnassier, coup…).
9.1.2 EC de mettre en œuvre les gestuelles des principales techniques de pêche,
9.1.3 EC de mettre en œuvre des tactiques de pêche.
9.2 EC de maîtriser les gestes professionnels liés à l’exercice du métier.
9.2.1 EC de gérer les moyens de la sécurité des pratiquants (sécurité passive),
9.2.2 EC d’adapter son action aux conditions inhabituelles de pratique,
9.2.3 EC de mettre en œuvre les actions de secours et d’assistance en milieu aquatique.
9.3 EC d’expliciter les principales techniques de pêche.
9.3.1 EC d’analyser les gestes techniques de l’activité,
9.3.2 EC d’expliquer les principes mécaniques liés aux gestes techniques.

UC10–Elle vise une adaptation de la formation au secteur professionnel et à l’emploi.

ANNEXE III

Brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport – Spécialité “pêche de loisir”

Exigences préalables à l’entrée en formation.

L’entrée en formation d’un candidat pour la spécialité “pêche de loisir” du brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport est précédée d’exigences préalables, définies à l’article 4 du présent arrêté. Le candidat doit justifier avant l’entrée en formation d’un niveau de maîtrise d’une technique de pêche parmi la pêche au coup ou la pêche mouche ou la pêche au lancer.

1 / Capacités et connaissances préalables à l’entrée en formation (test pêche à la mouche, au coup ou au lancer)

– Niveau d’habileté en pêche à la mouche.

Etre capable de :

  • Situer le déplacement de la soie sur un plan incliné.
  • Situer l’action de la canne dans l’espace et dans le rythme par rapport à ce travail sur plan incliné.
  • Différencier l’action d’arracher de l’action de cibler.
  • Lancer en ciblant.
  • Réaliser un minimum de 60 points sur cible d’Aremberg à 5, 7, 8, 9 et 11 mètres en 2 passages avec lancer de la mauvaise main à 8 mètres.
  • Choisir le matériel adapté à une technique de pêche.-Niveau d’habileté en pêche au lancer.

Être capable de :

  • Choisir un type de matériel adaptée à l’objectif (choix de la canne, du moulinet, du leurre…).
  • Adapter sa gestuelle à la technique choisie.
  • Manier sa ligne et son leurre.

– Niveau d’habileté en pêche au coup

Être capable de :

  • Décrire au moins une technique d’amorçage.
  • Manier une ligne et des leurres (manœuvres d’aguichage en eau calme ou courante).
  • Adapter une technique de pêche au coup en fonction du poisson recherché (carnassiers, truites, carpes).
  • Choisir le matériel adapté à une technique de pêche.
2 / Dispenses et équivalences

Le brevet fédéral de pêche au coup de la fédération française de pêche au coup tel que défini dans le dispositif des formations de la fédération française de pêche au coup dispense du test de maîtrise technique préalable à l’entrée en formation de la spécialité “pêche de loisir” du BP JEPS.
Les brevets fédéraux d’initiateur et de moniteur de pêche mouche lancer de la fédération française de pêche mouche lancer tels que définis dans le dispositif des formations de la fédération française de pêche mouche lancer dispense du test de maîtrise technique préalable à l’entrée en formation de la spécialité “pêche de loisir” du BP JEPS.

ANNEXE IV

Brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport – Spécialité “pêche de loisir”

Exigences minimales préalables à la mise en situation pédagogique dans le respect du cadre de l’alternance.

(prévu par l’article 14 du décret n°2001 – 792 du 31 août 2001)

Les capacités professionnelles correspondant aux exigences minimales permettant la mise en situation pédagogique, prévues à l’article 14 de l’arrêté du 18 avril 2002 précités sont les suivantes :

Être capable de:

  • De rappeler les obligations légales et réglementaires en matière de protection des pratiquants et des tiers.
  • D’organiser, sur un site de pêche, les modalités de positionnement et de circulation des individus pour optimiser la sécurité des pratiquants et des autres usagers du lieu.
  • D’anticiper et de prendre en compte les aléas liés au milieu (crues, pluies…).
  • De citer les décisions à prendre immédiatement pour préserver la sécurité des publics en cas d’accident, d’incident ou d’impondérable pouvant induire des problèmes de sécurités.
L’organisme de formation propose au jury les modalités d’évaluation de ces capacités professionnelles définies à partir de :
  • L’analyse de pratique d’animation par le stagiaire vers différents publics,
  • L’analyse de pratique d’animation par le stagiaire dans différents lieux d’intervention (lacs, rivières, torrents…),
  • L’analyse de pratique d’animation par le stagiaire aux travers des différents objectifs recherchés (initiation, découverte, loisir…).

 

Promulgation de l’extention au diplôme BPJEPS pêche de loisir pour la pêche en milieu maritime.

ARRÊTÉ DU 16 JANVIER 2006, portant création de l’unité capitalisable complémentaire “ pêche de loisir en milieu maritime ” au brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport.

JORF n°22 du 26 janvier 2006 Texte n°50 –  NOR: MJSK0670018A
Le ministre de la jeunesse, des sports et de la vie associative,
Vu l’article L. 363-1 du code de l’éducation ;
Vu le décret n° 2001-792 du 31 août 2001 portant règlement général du brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport, délivré par le ministère de la jeunesse et des sports ;
Vu le décret n° 2004-893 du 27 août 2004 pris pour l’application de l’article L. 363-1 du code de l’éducation ;
Vu l’arrêté du 18 avril 2002 portant organisation du brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport délivré par le ministère de la jeunesse et des sports ;
Vu l’avis de la Commission professionnelle consultative des métiers du sport et de l’animation en date du 6 janvier 2006 ;
Sur proposition du directeur de la vie associative, de l’emploi et des formations.

Arrête :

Article 1

Il est créé une unité capitalisable complémentaire “ pêche de loisir en milieu maritime ” associée aux spécialités du brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport dont la liste figure à l’annexe 1 du présent arrêté.

Article 2

L’unité capitalisable complémentaire “ pêche de loisir en milieu maritime ” atteste des compétences de son titulaire à assurer, en autonomie pédagogique, la conduite de cycles d’apprentissage en “ pêche de loisir en milieu maritime ” jusqu’au premier niveau de compétition.

Article 3

Les référentiels professionnels et de certification complémentaires mentionnés à l’article 4 du décret du 31 août 2001 susvisé figurent respectivement aux annexes 2 et 3 du présent arrêté.

Article 4

Les exigences préalables à l’entrée en formation mentionnées à l’article 9 du décret du 31 août 2001 sont précisées à l’annexe 4 du présent arrêté.

Fait à Paris, le 16 janvier 2006.

Pour le ministre et par délégation :
L’ingénieur en chef du génie rural,
des eaux et des forêts,
H. Savy

Unité complémentaire qualifiante - moniteur guide de peche en milieu maritime

Annexes de l’arrêté du 16 janvier 2006 portant création de l’unité capitalisable complémentaire « pêche de loisir en milieu maritime » au brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport publié au J.O.R.F du 26 janvier 2006 p. 1321

ANNEXE I

La spécialité du brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport à laquelle est associé l’unité capitalisable complémentaire “pêche de loisir en milieu maritime” est : – “pêche de loisir” créée par l’arrêté du 28 mars 2003 –

ANNEXE II

Référentiel Professionnel

Les différents éléments descriptifs du référentiel professionnel pour la création d’une unité capitalisable « Pêche de loisir en milieu maritime », sont précisés dans l’arrêté du 28 mars 2003 portant création de la spécialité « Pêche de loisir » du brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport délivré par les ministères chargés de la jeunesse et des sports et de l’agriculture.

Toutefois, il convient de compléter cette description par les éléments suivants :

– Descriptif complémentaire du métier
1- Appellation : « moniteur-guide de pêche en mer »

La fiche descriptive d’activités complémentaires
Il réalise de manière autonome des prestations de découverte, d’initiation et d’animation dans les activités de pêche de loisir en milieu maritime :

  • Lancer : Poids de mer Casting léger.
  • Bord de mer :En surf casting des digues, zones portuaires, roches.
  • Pêche en bateau : A soutenir bateau ancré ou à la dérive A la palangrotte Au squale Au thonidé à la traîne ou en dérive Au tout gros. Il prépare au premier niveau de compétition dans ces disciplines en garantissant au pratiquant les conditions optimales de sécurité quel que soit l’environnement concerné.

NB : Les moniteurs-guides de pêche en mer peuvent également être soumis à des réglementations spécifiques complémentaires en particulier dans le domaine de la plaisance.

ANNEXE III

Référentiel de certification

OTI : EC de conduire des cycles d’apprentissage dans les activités de « Pêche de loisir en milieu maritime » jusqu’au premier niveau de compétition.
OI 1- EC de mobiliser les connaissances professionnelles spécifiques à la pratique de la « Pêche de loisir en milieu maritime».
OI 1.1. EC de définir les termes et usages spécifiques,
OI 1.2. EC de rappeler les règles spécifiques,
OI 1.3. EC d’expliciter les principes techniques et tactiques.
OI 2. – EC de mobiliser les techniques professionnelles spécifiques à la pratique de la « Pêche de loisir en milieu maritime ».
OI 2.1. EC de maîtriser l’environnement spécifique,
OI 2.2. EC d’utiliser le matériel spécifique en sécurité,
OI 2.3. EC d’intervenir pour assurer l’apprentissage en sécurité.
OI.3. EC de mettre en oeuvre des situations pédagogiques permettant l’apprentissage en sécurité de la « Pêche de loisir en milieu maritime » jusqu’au premier niveau de compétition.
OI 3.1. EC de prendre en compte le niveau de pratique initial des publics,
OI 3.2. EC de mettre en oeuvre des situations d’apprentissage adaptées aux publics,
OI 3.3. EC d’évaluer la progression des publics.

ANNEXE IV

Exigences préalables à l’entrée en formation

Les exigences préalables à l’entrée en formation sont les suivantes :
Être titulaire du permis mer côtier.


La pêche du thon rouge au broumé.

La pêche au broumé du thon rouge de méditerranée est une technique de pêche destinée à combattre un adversaire puissant pouvant dépasser, parfois aisément les 100 kg.
C’est une pêche qui se pratique pendant une période définie par arrêté, généralement du début juillet jusqu’à la mi-octobre.
Tous les pêcheurs qui la pratique sont soumis à la délivrance d’une autorisation nominative sur un bateau défini à l’avance.

Le broumé.

Le principe de la technique est d’attirer jusqu’au navire les thons en jetant à l’eau régulièrement un broumé.
Le broumé est généralement constitué de morceaux de sardines coupées et d’un mélange de sardine hachées pouvant être adjuvanté d’autres matières que l’on appelle communément la strouille.
L’ensemble du broumé à pour but de créer dans l’eau un chemin d’effluves et doit permettre aux poissons de remonter vers le bateau.
La régularité avec laquelle on le jette à l’eau est primordiale dans cette pêche afin ne pas créer de trous dans ce sentier olfactif. Le thon qui possède un odorat fort développé ne doit pas perdre la trace, tout comme un chien de chasse qui suit une proie.

Le matériel.

Quand un poisson remonte le broumé, il va en arrivant au navire trouver des appâts placés sur sa route.
De fait, plusieurs cannes sont disposées sur le bateau et présentent à des profondeurs différentes des appâts choisis pour leur appétence. On doit prendre un grand soin à bien les présenter.
La ligne où l’appât est au plus profond se trouve toujours au plus loin du bateau. En règle générale on présente un appât tous les dix mètres de profondeur.
Chaque ligne dispose d’un flotteur qui peut être au choix, une bouteille en plastique vide, un morceau de polystyrène ou un ballon de baudruche. Le rôle du flotteur est de caler l’appât à la profondeur voulue. Le flotteur est relié au fil de la ligne par un cassant (en général un élastique) qui lors de la prise de l’appât par le poisson va céder et permettre au poisson de partir avec sa prise. On prendra soin de récupérer ensuite le flotteur à bord.

Dans cette technique, il est possible de pêcher soit en dérive, soit au mouillage. L’observation du courant et de la dérive du bateau est déterminante. Dans le cas d’une pêche au mouillage, on utilise un mouillage sur bouée ancrée. Il est alors facile de larguer rapidement sa ligne d’amarrage pour suivre le poisson avec le bateau lors des premiers rushs et récupérer rapidement du fil.

Le combat.

Quand un poisson mord sur un appât, on appelle cela un départ. Dès qu’une canne entre en action on se doit de remonter rapidement les autres lignes et dégager la zone pour que rien ne puisse gêner le bon déroulement du combat à venir.

Il est temps alors d’enfiler son baudrier et de saisir fermement la canne. Les premiers rushs sont en général très éprouvant pour le matériel et surtout pour le moulinet. La qualité du matériel est primordiale si l’on veut combattre efficacement ce puissant prédateur. Les disques carbone du frein qui entrent en action dans un bruit strident exaltent alors l’adrénaline du pêcheur.

Dès que le poisson est bridé, c’est à dire qu’il ne prend plus de fil, il va falloir tirer sur la canne pour le ramener jusqu’au bateau. Selon la taille du poisson un bon moment peut être nécessaire, parfois deux ou trois bonnes heures, mais quelle joie de voir soudain apparaitre sous la surface bleu azur ce magnifique poisson.

Préserver le poisson.

Pour ceux qui le pêche le thon en “no-kill”, rappelez vous bien qu’il ne peux respirer qu’en étant en mouvement. Sous peine de le voir s’asphyxier et mourir plus tard dans les profondeurs, il faut rapidement le dégager de son hameçon et le laisser retrouver son biotope. Comme le mentionne la règlementation de cette pêche, il est formellement interdit de le monter à bord. Faites autant de photos de lui au pied du bateau que vous le désirez mais oubliez de l’exposer sur vous en trophée, il vaut vraiment mieux que cela.

Afin de favoriser au mieux sa remise en liberté, surtout si le combat à été long, prenez le temps de le réoxygéner. Démarrez lentement le moteur et maintenez latéralement le poisson sur le bord du bateau quelque temps avant de le relâcher.

Voila tout est dît ou presque sur cette technique de pêche, il ne reste plus qu’à préparer le broumé, bien vérifier le matériel pour préparer au mieux sa prochaine sortie.


Législation du marquage des captures en méditerranée.

Dans l’arrêté du 17 mai 2011 le législateur à imposé qu’un marquage de certaines espèces capturées soit effectué dans le cadre de la pêche maritime de loisir.

Article 1
Le présent arrêté s’applique à la pêche maritime de loisir exercée sous toutes ses formes à pied, du rivage, sous-marine ou embarquée.
Il s’applique dans les eaux sous souveraineté ou juridiction française.

Article 2
Dans la zone et pour les activités de pêche visées à l’article 1er, les spécimens des espèces pêchées dont la liste est annexée au présent arrêté doivent faire l’objet d’un marquage. Ce marquage consiste en l’ablation de la partie inférieure de la nageoire caudale.

Article 3
Les spécimens des espèces pêchées par des plaisanciers embarqués ou des pêcheurs sous-marins pêchant à partir d’un navire sont marqués dès la mise à bord, sauf pour les spécimens qui sont conservés vivants à bord avant d’être relâchés. Le marquage s’effectue, dans tous les cas, avant le débarquement.
Pour les pêcheurs sous-marins pratiquant à partir du rivage, ce marquage doit intervenir dès qu’ils ont rejoint le rivage.
Pour les pêcheurs à la ligne pratiquant depuis le rivage, ce marquage doit intervenir dès la capture.

Article 4
Hormis l’opération de marquage, les spécimens pêchés doivent être conservés entiers jusqu’à leur débarquement, le marquage ne devant pas empêcher la mesure de la taille du poisson.

Article 5
Tout manquement aux présentes dispositions, notamment en ce qui concerne le marquage, peut donner lieu, indépendamment des sanctions pénales susceptibles d’être prononcées, à l’application d’une sanction administrative prise conformément à l’article L. 946-1 et L. 946-4 du code rural et de la pêche maritime ou à des mesures conservatoires prises conformément à l’article L. 943-1 du même code.

Article 6
Le directeur des pêches maritimes et de l’aquaculture et les préfets de région concernés sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté.

 

Annexe:
 
LISTE DES ESPÈCES DEVANT FAIRE L’OBJET D’UN MARQUAGE EN MÉDITERRANÉE.

NOM COMMUN NOM SCIENTIFIQUE
loup Dicentrarchus labrax
Bonite Sarda sarda
Corb Sciaena umbra
Denti Dentex dentex
Dorade coryphène Coryphaena hippurus
Dorade royale Sparus aurata
Espadon Xiphias gladius
Espadon voilier Istiophorus platypterus
Langouste Palinurus elephas
Maquereau Scomber scombrus
Pagre Pagrus pagrus
Rascasse rouge Scorpaena scrofa
Sar commun Diplodus sargus sargus
Sole Solea solea
Thon jaune Thunnus albacares

 


Le thon rouge de méditerranée

Le thon rouge de méditerranée (Thunnus thynnus) est l’espèce pélagique la plus connue, présente dans l’atlantique et en méditerranée.
Un poisson mythique pour la pêche, nageur infatigable et combattant redoutable.

Le mot “thon” qui vient de la langue d’oc a été emprunté au nom latin thunnus, lui-même venant du grec ancien θύννος (thynnos), dérivé du verbe “thynno” désignant l’action  “de se lancer ou de se ruer”.

L’appellation « thon » s’utilise pour différents taxons (entité d’êtres vivants regroupés parce qu’ils possèdent des critères communs du fait de leur parenté), appartenant tous à la famille des scombridés comme la bonite ou le maquereau.

On  recense sur les océans de la planète, 14 taxons différents.
Parmi les plus connus on peut citer :

  • Le listao (Katsuwonus pelamis) le plus pêché.
  • L’albacore (Thunnus albacares) ou thon jaune.
  • Le patudo (Thunnus obesus) ou thon obèse.
  • Le germon (Thunnus alalunga).
  • Le thon rouge (Thunnus thynnus).

Morphologie.

Les grands thons rouges peuvent dépasser les 3 mètres et atteindre jusqu’à 600 kg. Ils peuvent vivre plus de 20 ans.

Les thons comme toutes les espèces de la famille des sombridés ont un corps fusiforme, rigide et surtout très hydrodynamique.
Le dos de sombre tranche avec les flancs et le ventre de couleur nacrés.

Le corps présente deux nageoires dorsales distinctes, le plus souvent séparées. La première est supportée par des épines dorsales, la seconde ne contenant que des rayons mous.
Les nageoires pelviennes sont insérées sous la base des nageoires pectorales.
La nageoire caudale est profondément échancrée.
Pêche sportive du thon en méditerranée

Tous les scombridés ont une paire de carènes caudales au milieu du pédoncule caudal à la naissance de la nageoire caudale et des pinnules de chaque côté du corps entre la seconde dorsale et la caudale.

Excellents nageurs, leur corps est conçu pour une nage performante à la fois en vitesse et en endurance. Ils ont la particularité de posséder des encoches et des dépressions sur le corps leur permettant  de replier la première nageoire dorsale, la nageoire anale ainsi que les nageoires pelviennes et pectorales lorsque qu’ils nagent rapidement, accentuant leur hydrodynamisme. La queue en forme de lune est assez rigide et fixée sur un pédoncule court et musclé. Toutes ces particularités font de lui une véritable torpille dans l’eau lui permettant d’atteindre des vitesses de plus de 70km/h.

Cependant, pour satisfaire leurs besoins en oxygène et par conséquent rester en vie, les thons doivent nager sans cesse.

En effet, contrairement aux autres poissons qui contractent leurs mâchoires et leurs opercules pour pomper l’eau à travers leurs branchies, les thons ventilent leurs branchies en maintenant un flux d’eau continu de leur bouche jusqu’aux branchies. C’est la façon la plus efficace pour récupérer une quantité importante d’oxygène avec un coût énergétique moindre.
Seul inconvénient : les thons ne peuvent s’arrêter de nager sous risque de suffoquer. Ils doivent donc en moyenne nager au moins à 0.65 m/s pour maintenir un flux d’eau vital.

C’est la raison pour laquelle les monter à bord pour faire des photos est formellement interdit lors de leur pêche en no-kill (lire la règlementation).

La surface d’échange des branchies du thon est 30 fois supérieure à celle des autres poissons.
Pour transférer l’oxygène des branchies vers les muscles, les thons ont un cœur proportionnellement 10 fois plus gros et qui bat 3 fois plus vite que les autres poissons.
Le taux d’hématocrite dans son sang est de l’ordre de 40%.

Aspects physiologiques de la nage du thon.

Comme la plupart des poissons, le thon possèdent deux types de muscles:

  • Les muscles blancs, fournissent les pointes d’énergie (vitesse de pointe)
  • Les muscles rouges, permettent de maintenir une nage rapide soutenue.

La proportion de muscles rouges est cependant plus importante chez les thons que chez les autres poissons. Leurs muscles blancs majoritaires, peuvent fonctionner en condition d’aérobie comme d’anaérobie (avec ou sans oxygène).
Les muscles rouges sont situés de part et d’autre de la colonne vertébrale et s’étendent latéralement.

La thermorégulation>.

Du fait de leur besoin de nager continuellement, le métabolisme musculaire des thons produit de la chaleur en permanence .

Les thons sont des animaux poïkilothermes, (se dit d’un organisme dont la température interne varie). Ce sont les seuls poissons, avec certains grands requins, à posséder un système d’échangeurs de chaleur.  Ce système complexe, que l’on nomme “rete mirabile”, leur permet de conserver au chaud muscles et viscères et ainsi de pouvoir plonger dans des eaux profondes et froides.

Toutefois, ce système n’est pas aussi élaboré chez toutes les espèces de thons et diffère entre les jeunes et les adultes.

Après une plongée profonde et prolongée, le thon peut accélérer la récupération d’une température corporelle plus élevée dans les eaux chaudes de surface en désactivant son système thermorégulateur et en permettant au sang de se réchauffer au contact de l’eau.

La température corporelle élevée des thons leur permet :

  • Une contraction plus rapide des muscles rouges à un rythme proche de celui des muscles blancs, contribuant ainsi à une nage rapide.
  • Un transfert plus rapide de l’oxygène du sang vers les cellules musculaires.
  • Une récupération plus rapide en augmentant la dégradation de l’acide lactique (résultant de la contraction des muscles).
  • Une bonne vision en profondeur en maintenant une température élevée au niveau des yeux et du cerveau.

Distribution.

Le thon rouge est présent dans l’Atlantique, dans la Méditerranée et autrefois en mer du Nord.

Habitat.

Les thons sont des poissons marins pélagiques qui vivent à proximité de la surface des eaux équatoriales, tropicales et tempérées. Les thons passent la plupart de leur temps au-dessus de la thermocline, mais sont capables de plonger à plusieurs centaines de mètres pour rechercher leur nourriture.
Le thon rouge peut ainsi plonger à plus de 1000m de profondeur.

Les individus les plus petits et les juvéniles sont surtout épipélagiques (entre la surface et la thermocline) alors que les individus plus gros tendent à être mésopélagiques.

Comportement.

Les thons ont un comportement grégaire. Ils se regroupent en bancs leur permettant de chasser de manière plus efficace. Ces bancs peuvent regrouper jusqu’à 5000 individus. Certaines variétés de thons se regroupent en fonction de leur taille. Le regroupement des poissons en banc offre une protection aux juvéniles placés au centre. La formation en banc leur permet aussi de dépenser moins d’énergie pour nager. La position de chaque poisson dans le banc est maintenue grâce à sa ligne latérale et ses capteurs et la structure du banc s’apparente à celle des atomes d’un cristal.

L’alimentation.

Ce sont des prédateurs opportunistes. Les thons adultes se nourrissent surtout de poissons pélagiques, épipélagiques (thons juvéniles) et mésopélagiques (crustacés et céphalopodes).

Les thons chassent leurs proies à vue. Pour satisfaire leurs besoins, ils doivent parcourir de grandes distances. Pour chasser leurs proies en banc, les thons cherchent à disperser les poissons en cassant les bancs. Ils peuvent détecter des traces infimes d’huiles, de protéines et d’acides aminés qui composent le mucus de leurs proies. Lorsque les proies sont à portée, les thons peuvent exhiber un comportement particulier semblable à la “frénésie” (accélération de la nage, changement de la nage, claquement des mâchoires, apparition de bandes sombres sur les flancs).

Si on peut observer leurs comportements de chasse pendant la journée, les thons se nourrissent aussi au début de la nuit lorsque le micronecton mésopélagique remonte vers la surface.

La reproduction du thon.

Maturité et fécondité.

A l’exception des thons rouges, la plupart des thons et espèces voisines atteignent l’âge de leur maturité entre 2 et 5 ans.

La ponte.

La ponte du thon rouge est saisonnière.

Ils frayent dans les zones où la survie des larves est la plus grande. Le thon rouge d’atlantique et de méditerranée présentent un comportement de “homing” et retourne se reproduire chaque année vers la zone où il est né.

Les thons pondent en pleine eau à proximité de la surface. Les œufs sont relâchés par les femelles en plusieurs fois.

Le nombre d’œufs à chaque ponte varie entre 2 et 70 millions d’œufs.

Croissance.

On distingue les étapes suivantes de la croissance :

  • les larves (issues des œufs et d’apparence très différente des autres étapes)
  • les juvéniles (d’apparence semblable aux adultes mais sexuellement immatures)
  • les adultes (sexuellement matures)

Taux de croissance.

La plupart des scombridés ont une croissance rapide et atteignent leur taille adulte en quelques années. Les taux moyens de croissance dépendent de l’espèce, de l’âge et de la zone, mais en général, les taux de croissance des thons varient entre 20 et 30 cm par an et décroissent avec l’âge.

Longévité.

La longévité des thons varie entre quelques années pour les thons les plus petits et 12 à 15 ans pour les plus gros. Le record appartient au thon rouge du Sud (25 ans) et au thon rouge Atlantique (20 ans).

Mortalité naturelle.

La mortalité des thons adultes varie entre 0,2 et 0,6. La mortalité des juvéniles est plus élevée.


Port Barcares

Caractéristiques du port:

Nombre de places : 1 450
• 950 postes de plaisance à quai
• 300 postes sur l’étang
• 200 postes dans les marinas

Profondeur de l’avant-port : 2,5 mètres.
Profondeur du bassin : 2 mètres

Coordonnées: Latitude 42°47’9 N – Longitude 3°02’4 E

Services proposés :

Eau, électricité à quai et sur ponton (220 V/ 10 A, 20 WC)
12 douches, 6 bacs à vaisselle, téléphone public, wifi, laverie automatique à 500 m du port.
Pontons verrouillés par grille.

Manutention, élévateur 25 t, cale de halage, carénage à terre.
Station carburant (SP 98, GO).
Pompage eaux usées.
Vedette sauvetage (SNSM).
Schiplanders.

Labels : Ports propres, Pavillon bleu

Gestionnaire:

Mairie de Le Barcarès
66420 Le Barcarès
Téléphone :+33 (0)4 68 86 07 35
Fax :+33 (0)4 68 80 94 26
Email : capitainerie@portbarcares.com
Site web : www.portbarcares.com

Le port du Barcarès et la lagune de Salses Leucate

Histoire de la ville.

C’est après 1659 et le traité des Pyrénées que l’on aménagea un port sur le lido (bande de terre située entre la lagune et la mer) au Barcarès. À cette époque, l’économie de la vallée de l’Agly se développant, et avec elle les moyens de transport, ce port fît transiter de nombreuses marchandises sous la dépendance naturelle de Saint-Laurent-de-la-Salanque.

Plus tard au XIXe siècle, se développant peu à peu, le Barcarès devient un port de pêche important. Il disposait alors de ses propres chantiers navales où l’on fabriquait les célèbres barques catalanes.
Dans les années 1900, avec la belle époque et la mode des bains de mer, de nombreuses familles profitaient le temps d’un l’été de ses longues plages de sable. On improvisait alors d’éphémères villages de vacances.
C’est bien plus tard, dans les années soixante que la mission interministérielle d’aménagement touristique du littoral du Languedoc-Roussillon (mission Racine), permis aux promoteurs immobiliers de bâtir la station balnéaire actuelle avec comme porte symbole son paquebot ensablé « le Lydia ».
Construit sur le grau Saint Ange (ouverture naturelle reliant la lagune de Salses-leucate à la mer) Port Barcares est aujourd’hui le troisième port en capacité d’accueil du littoral Catalan après ceux de Saint Cyprien et de Canet en Roussillon.
Il offre l’avantage de permettre la navigation depuis la lagune de Salses-Leucate jusqu’à la mer.
Cette possibilité est une opportunité indéniable pour qui pratique la pêche en bateau. De plus avec sa relative proximité des roches de Torreilles, et de récifs artificiels aménagés le long de sa côte, Port Barcares dispose d’atouts indéniables pour la pêche en mer.